Afrique du Sud : le président Cyril Ramaphosa refuse de démissionner

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Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa refuse de démissionner malgré la procédure de destitution
Le président Cyril Ramaphosa/ Crédit Photo : Flickr/ Présidence Afrique du Sud

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a rejeté lundi toute idée de démission après l’annonce de la création d’une commission parlementaire chargée d’examiner une procédure de destitution à son encontre. Le chef de l’État est accusé d’avoir dissimulé le vol de plus de 500 000 dollars en liquide, cachés dans un canapé de son ranch privé.

La crise politique autour de Cyril Ramaphosa connaît un nouveau tournant en Afrique du Sud. La Cour constitutionnelle a invalidé un précédent vote du Parlement qui avait bloqué une procédure de destitution contre le président sud-africain. Cette décision ouvre la voie à une nouvelle enquête parlementaire sur le scandale dit du “Phala Phala”, du nom du ranch où plus de 580 000 dollars en espèces avaient été dérobés puis cachés pendant plusieurs années.

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Dans une allocution télévisée ce lundi, Cyril Ramaphosa a affirmé qu’il ne quitterait pas ses fonctions et qu’il contesterait en justice le rapport parlementaire mettant en cause sa conduite. Le président estime que les conclusions du rapport indépendant de 2022 sont juridiquement contestables et promet de défendre son innocence.

L’affaire remonte à 2020, lorsqu’une importante somme en dollars américains a été volée dans son ranch de chasse. L’existence du vol n’a été révélée qu’en 2022 par un ancien responsable des services de renseignement sud-africains, accusant Ramaphosa de blanchiment d’argent et de dissimulation. Le chef de l’État soutient que cet argent provenait de la vente légale de buffles.

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La Cour constitutionnelle considère toutefois que le Parlement aurait dû transmettre le dossier à une commission de destitution pour approfondir l’enquête. Cette commission multipartite devra désormais déterminer s’il existe des preuves suffisantes pour engager une procédure formelle contre le président.

Même si une destitution reste peu probable sans le soutien des deux tiers des députés, cette affaire fragilise davantage Cyril Ramaphosa à l’approche des prochaines échéances politiques. Elle ravive aussi les critiques sur la transparence et la gouvernance au sein du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.

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