Journalistes français au Togo : la HARC rétablit les faits après les rumeurs d’arrestation arbitraire

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Journalistes français au Togo : la HARC rétablit les faits après les rumeurs d’arrestation arbitraire
Une rue de Lomé, la capitale du Togo

Alors que plusieurs médias et publications sur les réseaux sociaux évoquent depuis mardi 18 août l’arrestation arbitraire de deux journalistes français au Togo, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) appelle à la prudence. Dans un communiqué publié le 19 août, l’institution togolaise précise notamment n’avoir reçu aucune demande d’accréditation les concernant.

La polémique concerne Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, présentés dans plusieurs publications comme des journalistes français séjournant au Togo dans le cadre de leurs activités professionnelles. Certaines informations relayées sur les réseaux sociaux vont jusqu’à évoquer leur séquestration et un éventuel lien avec un journaliste togolais réfugié en France. Le communiqué de la HARC ne confirme toutefois aucune de ces affirmations.

Journalistes français au Togo : aucune accréditation enregistrée par la HARC

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Selon la HARC, aucune demande d’accréditation n’a été déposée par France Télévisions ou par les deux intéressés. Or, «  selon l’article 20 du Code de la presse et de la communication, outre la détention d’une carte professionnelle de presse, les correspondants de presse et les envoyés spéciaux des organes de presse étrangers sont tenus de solliciter et d’obtenir une accréditation auprès de la HARC », précise le communiqué.

Pourtant, la HARC affirme n’avoir pas été « informée de l’arrivée sur le territoire togolais des deux personnes dont elle ignore le statut professionnel, ni des activités de tournage qu’elles devaient mener, notamment dans la partie septentrionale du pays ». Aussi, l’institution en appelle à la retenue des professionnels de médias et créateurs de contenus.

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L’autorité de régulation ne se prononce donc pas sur les faits éventuellement reprochés aux deux journalistes français. Elle demande aux médias et aux créateurs de contenus de « faire preuve de  retenue, de responsabilité et de rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations relatives à cette affaire. »

La HARC rappelle enfin que la justice togolaise doit pouvoir mener sereinement les procédures en cours afin de déterminer « en toute indépendance », les circonstances de la présence des deux intéressés sur le territoire, la nature de leurs activités et, le cas échéant, les faits qui leur sont reprochés. À ce stade, le communiqué officiel ne fait donc état d’aucune confirmation concernant une quelconque opération de séquestration ou d’échange.

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