
Les travaux de la future méga-raffinerie du groupe nigérian Dangote au Kenya, ont été lancés ce mercredi 30 septembre dans le port de Lamu sur la côte du nord-est du pays. La cérémonie a connu la présence de plusieurs présidents africains, dont le togolais Jean-Lucien Savi de Tove.
Jean-Lucien Savi de Tové était aux côtés de plusieurs autres dirigeants africains, notamment le kényan William Ruto, l’ougandais Yoweri Museveni, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le béninois Romuald Wadagni, du fondateur du groupe Dangote, Aliko Dangote. D’autres dirigeants africains étaient également présents à cette étape majeure du projet. Le projet, estimé à 16 milliards de dollars, doit renforcer l’approvisionnement énergétique de l’Afrique de l’Est.
Une raffinerie destinée à approvisionner l’Afrique de l’Est
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D’un coût annoncé d’environ 16 milliards de dollars, la future raffinerie doit atteindre une capacité de traitement de 700 000 barils de pétrole brut par jour. Sa mise en service est prévue à l’horizon 2030. Elle doit produire notamment de l’essence, du diesel et du carburant d’aviation pour le Kenya et plusieurs marchés d’Afrique de l’Est. Pour Aliko Dangote, ce projet doit ouvrir « un nouveau chapitre dans l’industrialisation de l’Afrique ».
Le milliardaire nigérian défend une transformation accrue des ressources africaines sur le continent, alors que l’Afrique importe encore une grande partie des carburants qu’elle consomme. La future installation constitue le deuxième grand projet de raffinage du groupe Dangote après celui de Lagos, au Nigeria, d’une capacité de 650.000 barils par jour, qu’il envisage de porter à 1,4 million d’ici 2028, ce qui en ferait la plus importante au monde.

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Le président William Ruto présente pour sa part la raffinerie comme un projet susceptible de renforcer la sécurité énergétique du Kenya, de soutenir l’industrialisation et de créer des emplois. Selon les autorités kényanes, environ 60 000 emplois directs et indirects pourraient être générés autour du projet. La raffinerie doit également desservir plusieurs pays voisins, notamment l’Éthiopie, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.
Le lancement intervient toutefois dans un contexte de contestation locale. Des habitants de Lamu ont engagé une procédure judiciaire concernant leurs droits fonciers. Lors de la cérémonie, le gouverneur du comté a qualifié les plaignants d’« ennemis de Lamu », tandis qu’Aliko Dangote a indiqué qu’il « n’avait pas peur » de ceux qui ont déposé ce recours




