Corruption : l’Angola veut rapatrier les fonds détournés cachés à l’étranger

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Corruption : l’Angola veut rapatrier les fonds détournés cachés à l’étranger

Le gouvernement angolais intensifie sa lutte contre la corruption. Le pays a exigé la restitution des fonds publics détournés par des proches de l’ancien régime Dos Santos et placés dans des banques étrangères, a rapporté RFI. Plusieurs pays étrangers hébergeant ces fonds ont été interpellés par la justice angolaise.

Le président angolais João Lourenço a fait de la lutte contre la corruption une priorité politique. Au cœur de cette stratégie figure la récupération des fonds publics présumés détournés par des responsables politiques et des hommes d’affaires liés à l’ancien régime. Luanda tente désormais d’accélérer la restitution de ces capitaux dispersés dans plusieurs places financières internationales.

La récupération des avoirs détournés au cœur de la lutte anticorruption

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L’Angola a officiellement demandé à plusieurs États de restituer des avoirs détournés placés sur leurs territoires. Lors de l’ouverture de l’année judiciaire, le président João Lourenço a rappelé que certains progrès avaient déjà été réalisés, notamment avec le Portugal, qui a restitué environ trois millions de dollars. Ces fonds font partie des avoirs détournés appartenant notamment à l’homme d’affaires Carlos São Vicente, condamné à neuf ans de prison pour fraude et blanchiment.

Luanda réclame cependant des montants bien plus importants. Selon les autorités, près de deux milliards de dollars d’avoirs détournés seraient encore dissimulés dans plusieurs juridictions internationales, notamment en Suisse, aux Bermudes, aux Émirats arabes unis et à Chypre. Le gouvernement angolais estime que ces ressources doivent revenir à l’État afin de financer des infrastructures essentielles comme les écoles, les hôpitaux et les routes.

Luanda, capitale de l’Angola

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Le processus de récupération reste toutefois long et complexe. Le procureur général Hélder Pitta Grós, cité par RFI, reconnaît que les procédures judiciaires internationales ralentissent le rapatriement des avoirs détournés. Chaque pays applique ses propres règles juridiques, ce qui impose une coopération étroite entre les différentes juridictions et peut prolonger les délais de restitution.

Parallèlement, la lutte contre les avoirs détournés concerne aussi certaines figures du pouvoir. L’arrestation récente du général Higino Carneiro pour détournement de fonds publics illustre la volonté des autorités d’étendre les enquêtes à tous les niveaux de l’État. Dans un pays encore marqué par un niveau élevé de corruption selon les classements internationaux, cette stratégie pourrait peser sur la vie politique à l’approche des élections générales prévues en 2027.

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