Sahel : une nouvelle coalition citoyenne s’organise contre le « syndicat des putschistes »

1
Sahel : l'ADS s’organise contre le « syndicat des putschistes »

Une nouvelle alliance a vu le jour ce mardi 7 avril, pour lutter contre l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Lancée depuis l’étranger selon l’information donnée par RFI, l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS) veut mettre fin à la militarisation des 3 pays de l’AES.

Ce n’est pas la première organisation qui s’érige contre les dirigeants militaires de l’AES. Avant l’ADS, l’imam malien Mahmoud Dicko avait lancé il y a quatre mois, la Coalition des forces pour la République (CFR). Mais à la différence de cette alliance qui est essentiellement tournée vers le pouvoir de Bamako, l’ADS veut couvrir les 3 pays de l’AES explique RFI.

L’ADS pour lutter contre les dirigeants de l’AES

Le Niger annonce la création d’une compagnie aérienne nationale et d’une autre pour l’AES 

Composée de membres de la société civile, des politiques et d’autres forces vives issues du Mali, du Burkina Faso et du Niger; la nouvelle alliance revendique pour ses débuts une trentaine de membres. L’objectif de l’ADS est de militer pour la fin de « la militarisation de l’État » et proposer « des solutions inclusives pour sortir le Sahel de l’impasse », a rapporté son secrétaire exécutif au micro de RFI.

L’ADS se veut complémentaire et non concurrente à la CFR de l’imam Dicko. « La CFR, c’est uniquement malien, composé que d’acteurs maliens, et les actions de la CFR ne concernent que le Mali et non les deux autres pays », a expliqué Malick Konaté. Or la nouvelle coalition rassemble les 3 pays; « c’est ça, la différence », a ajouté le secrétaire exécutif de l’alliance sur RFI.

Crédit Photo /AFP

Lire aussi : Dialogue relancé : la CEDEAO amorce un nouveau rapprochement avec l’AES

Pour ses responsables, l’enjeu est d’« avoir une synergie d’action du Sahel » au delà des actions déjà menées par ceux qui luttent à l’intérieur de chacun des 3 pays. Cette lutte est dirigée contre les militaires qui dirigent l’Alliance des Etats du sahel, et que les responsables de l’ADS qualifient de « syndicat des putschistes ».

Cette dynamique vise notamment à favoriser un retour à l’ordre constitutionnel, dans un contexte marqué par des transitions prolongées et des tensions politiques persistantes. En s’inscrivant dans une logique transfrontalière, l’ADS ambitionne de structurer une opposition citoyenne à l’échelle du Sahel, face à une coopération déjà renforcée entre les pouvoirs militaires au sein de l’AES.

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici