« J’accepte de suspendre les bombardements pour une période de deux semaines », a écrit Donald Trump sur son réseau social, mardi nuit, à l’approche de l’expiration de l’ultimatum adressé à Téhéran. Alors qu’il évoquait encore la veille le risque de voir « toute une civilisation périr », le président américain a finalement opté pour une désescalade, scellée à la suite d’une médiation du Pakistan. Le cessez-le-feu prévoit l’arrêt des frappes américaines et un engagement de l’Iran à ne plus cibler les pays du Golfe, tout en garantissant l’ouverture du détroit d’Ormuz; des conditions acceptées par Téhéran.
Des pourparlers doivent s’ouvrir dès vendredi 10 avril au Pakistan entre les deux parties, sur la base d’une « proposition en dix points » introduite par l’Iran. Ce plan inclut notamment la poursuite de son programme d’enrichissement d’uranium à des fins pacifiques, la levée de toutes les sanctions américaines, le paiement des droits et redevances appropriés à l’Iran et à Oman pour garantir la sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz ou encore la fourniture de garanties écrites de non-agression contre l’Iran, par les États-Unis et Israël sous l’égide du Conseil de sécurité des Nations unies.
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Mais en attendant le début de ces négociations, la tension reste vive sur le terrain. Les Gardiens de la Révolution affirment garder le « doigt sur la gâchette », se disant prêts à prêts à riposter « si l’ennemi venait à répéter ses erreurs de calcul ». « L’ennemi a toujours été trompeur, nous n’avons aucune confiance en ses promesses, et nous répondrons à toute agression à un niveau supérieur », ont-ils ajouté sur leur chaîne Télégram.
Dans le même temps, Israël a exclu le Liban du champ de la trêve et poursuit ses opérations militaires. Des appels à évacuer ont été lancés dans plusieurs zones de Beyrouth, où des frappes particulièrement violentes ont été signalées ce mercredi par l’AFP. Parallèlement, l’Iran a revendiqué des attaques contre le Koweït et les Émirats arabes unis en représailles à des frappes visant ses installations pétrolières.
Le Hezbollah appelle, lui, les populations déplacées à ne pas regagner leurs habitations en l’absence d’un cessez-le-feu officiel au Liban. Si les négociations s’annoncent, la pression militaire demeure malgré le cessez-le-feu, même si la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz laisse entrevoir un début d’accalmie sur le plan économique.






