Après avoir menacé de frapper les infrastructures électriques de l’Iran, Donald Trump annonce finalement un report, évoquant de « très bonnes » discussions. Une version aussitôt démentie par les autorités iraniennes.
Samedi, Trump avait menacé de frapper les infrastructures énergétiques de l’Iran en cas de non-réouverture du détroit d’Ormuz au plus grand tard ce lundi soir. Ce lundi, le président américain a annoncé un report de cinq jours des frappes, évoquant des négociations « très productives » avec Téhéran. L’Iran avait de son coté menacer de poser des mines navales dans le Golfe et de frapper les installations électriques américaines en cas d’attaque de ses côtes, si Trump mettait ses menaces à exécution
Des discussions en cours entre les USA et l’Iran ?
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Le président américain Donald Trump a indiqué sur son réseau social Truth, avoir eu des discussions « positives » avec l’Iran, ce qui l’a amené à ordonner le report de cinq jours des frappes visant les infrastructures énergétiques iraniennes. Il a précisé que ces discussions concernent une « cessation complète et totale des hostilités ». Selon lui, ces discussions auraient déjà permis d’identifier des « points d’accord majeurs », discutés avec un haut responsable iranien non identifié.
Le président américain a insisté sur le fait que la situation évoluait favorablement, laissant entrevoir une possible désescalade après plusieurs jours de tensions. S’adressant à des journalistes en Floride, Donald Trump a également évoqué la question sensible de l’uranium enrichi, affirmant qu’il s’agissait d’un point central des échanges. Tout en se montrant optimiste, il reste prudent, parlant d’une « réelle possibilité » d’accord sans garantie.
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S’exprimant à l’AFP par téléphone; il a aussi laissé entendre que tout « se passait très bien » concernant l’Iran. Mais du côté de Iran, le discours est radicalement différent. Le ministère des Affaires étrangères dément fermement toute existence de discussions avec les USA, ont indiqué les médias iraniens. Selon Téhéran, les déclarations américaines relèveraient d’une stratégie visant à influencer les marchés énergétiques, notamment en faisant baisser les prix du pétrole.
Alors que les frappes et les ripostes se poursuivent dans la région, notamment à Téhéran et contre des intérêts américains et israéliens, la perspective d’une désescalade demeure fragile. Les déclarations de Donald Trump marquent-elles la volonté d’entrer en dialogue réel ou préfigurent-elle un retrait stratégique des États-Unis dans ce conflit ?






