Le président Cyril Ramaphosa a rejeté les rumeurs d’un retrait d’invitation de l’Afrique du Sud au sommet du G7 par la France sous pression américaine. Un démenti également confirmé par Paris.
Un temps annoncée parmi les pays invités au prochain sommet du G7 prévu à Évian en France, du 15 au 17 juin; l’Afrique du Sud ne figure finalement pas sur la liste des participants. Pretoria avait d’abord évoqué de possibles pressions américaines sur la France, avant que le président Cyril Ramaphosa ne vienne lui-même démentir ces allégations.
Une invitation au sommet du G7 jamais envoyée !
Sommet du G7 : Pour contrer la Chine, les occidentaux font encore des promesses à l’Afrique
Le président Cyril Ramaphosa a tenu à clarifier la situation après des déclarations contradictoires au sein de l’exécutif sud-africain. Plus tôt, son porte-parole Vincent Magwenya, affirmait auprès de l’AFP que « sous l’effet de pressions continues, la France avait dû retirer son invitation à l’Afrique du Sud pour le G7 ».
Quelques heures plus tard, interrogé en marge d’un déplacement, le chef de l’État a fermement démenti ces propos, assurant qu’« à sa connaissance », il n’y avait eu de « pressions d’aucun pays, que ce soit des Etats-Unis ou d’un autre ». Il a précisé que la participation au G7 est réservée aux États membres, alors que l’Afrique du Sud ne l’est pas. Du côté français, même son de cloche.
Lire aussi : Afrique du Sud : « Je n’ai que faire de ce que vos tribunaux disent », l’ambassadeur américain crée la polémique

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a catégoriquement nié avoir retiré une invitation sous influence américaine. Paris explique avoir fait un choix stratégique en invitant le Kenya, « au vu du travail que nous menons ensemble pour préparer le sommet « Africa Forward », le sommet »Afrique-France », qui se tiendra les 11 et 12 mai à Nairobi » a expliqué M. Barrot. Une décision présentée comme cohérente avec un G7 volontairement restreint et axé sur des enjeux géoéconomiques.
Cependant, ce dossier s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large. Les relations entre Pretoria et Washington se sont récemment dégradées, notamment après le boycott du G20, organisé en Afrique du Sud, par Donald Trump. Des désaccords persistants notamment autour de la question des Afrikaners, alimentent les tensions et nourrissent les spéculations sur une éventuelle influence américaine.






