Côte-d’Ivoire : un report du scrutin présidentiel 2020 souhaité par l’opposition

Côte-d'Ivoire, un report du scrutin présidentiel 2020 souhaité par l'opposition..

Le report du scrutin présidentiel 2020 reste une requête de l’opposition à laquelle le pouvoir ivoirien semble s’opposer. Malgré les alternatives proposées par les diplomates en séjour en Côte d’Ivoire, lundi et mardi, les opposants soutiennent mordicus le report du scrutin présidentiel 2020. C’est ce qui ressort de l’entretien de mardi 6 octobre 2020 entre la délégation conjointe (CEDEAO, ONU, Union africaine) et les acteurs politiques ivoiriens.

L’opposition campe fermement sur sa position et n’entend pas lâcher du lest aussi vite. Elle veut obtenir gain de cause en faisant plier le parti au pouvoir quant à certains points inhérents au scrutin présidentiel 2020 en cours en Côte d’Ivoire. Ils maintiennent leurs diverses revendications. Il s’agit, entre autres, de l’audit de la liste électorale, du retour de Gbagbo et Guillaume Soro. La constitution d’une nouvelle Commission Electorale indépendante (CEI) est aussi à l’ordre du jour. Ils estiment que cet organe est acquis à la cause du Président sortant Alassane Ouattara.

Un entretien peu concluant

Durant l’entretien entre les émissaires et les contestataires du troisième mandat d’Alassane Ouattara, beaucoup de points ont été abordés. Les opposants ont pu réitérer leurs revendications. Toutefois, les partis d’opposition n’ont pas été convaincus par les différentes propositions qui leur ont été faites.Côte-d'Ivoire, un report du scrutin présidentiel 2020 souhaité par l'opposition

Alors, à la sortie de cette rencontre, ils sont demeurés sceptiques quant au report du scrutin présidentiel 2020. Albert Toikeusse Mabri, président de l’UDPCI, s’est prononcé sur la situation. « Nous avons des préoccupations quand nous observons les réserves de l’Union africaine qui jusque-là n’a pas condamné le fait que le gouvernement de Côte d’Ivoire ne mette pas en exécution les décisions de la Cour africaine des droits de l’homme ».

Par conséquent, les acteurs politiques de l’opposition prétendent n’avoir pas les garanties suffisantes pour aller à ces prochaines élections. Car celles-ci ne sauraient être des plus transparentes. Ceci du fait que tout a été soigneusement orchestré par le parti au pouvoir pour triompher sans efforts. En bref, une mascarade à laquelle ils ne voudraient point participer.

Un report du scrutin présidentiel 2020 vivement attendu

Alors pour plus de transparence et une meilleure organisation, les élections doivent être programmées sur une nouvelle date. C’est ce que souhaite Albert Toikeusse Mabri en ces termes. « Si ce que nous demandons ne peut être obtenu dans les délais qui nous restent pour aller à la prochaine élection présidentielle, il est évident qu’il faut reporter la date du scrutin », avait-t-il déclaré.

Le candidat du FPI, Pascal Affi N’Guessan est lui aussi revenu à la charge. « Dans notre hypothèse où nous voulons reconstruire totalement, et c’est ce que nous avons dit à la mission, notre préférence aurait été que nous ouvrions une présidence de douze mois au moins pour mettre tout à plat », avait-t-il suggéré. Il justifie sa prétention par le fait que le pays ait besoin de refondation.

Sur cette base, le scrutin présidentiel 2020 doit être repoussé pour une durée de trois mois. « Si nous ne voulons pas de cette transition alors il faut que l’on garantisse des élections véritablement transparentes et en tout cas, il faut que l’on se donne trois mois », a-t-il laissé entendre.

A quelques semaines du scrutin présidentiel 2020 en Côte d’Ivoire, les dés sont donc de nouveau lancés.

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