Côte d’Ivoire : les propos chocs de Simone Gbagbo à l’égard d’Alassane Ouattara

les propos chocs de Simone Gbagbo à l’égard d’Alassane Ouattara

Simone Gbagbo, deuxième vice-présidente du FPI, a ténu, mercredi, des propos très durs à l’égard d’Alassane Ouattara. Elle estime que ce dernier « met le pays en difficulté », menaçant la démocratie et l’Etat de droit. L’ex-première dame va plus loin en considérant l’actuel Président ivoirien comme un dictateur.

Dans une interview exclusive accordée mercredi à France 24, la co-fondatrice du FPI (opposition) accuse M. Ouattara de « piétiner la constitution ». Et ce, en voulant briguer un troisième mandat. « S’il ne voulait pas briguer un troisième mandat, son parti aurait tout à fait pu trouver un candidat de substitution », croit savoir, l’épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Cependant, reconnait-elle le cas de force majeure évoquée par Ouattara pour briguer un troisième mandat ? A cette question, Simone Gbagbo répond : « Beh, ça c’est son problème hein, ce n’est pas le mien. Moi ce que je demande, c’est que les lois de la nation soient respectées pour une fois. Qu’il se débrouille pour trouver d’autres candidats. Le RHDP est un parti qui regorge des cadres, et il peut trouver d’autres candidats ».

« C’est une dictature »

Simone Gbagbo juge que le régime actuel en Côte d’Ivoire est une dictature. « Je ne vois pas un autre mot pour qualifier un tel régime, ça l’est », a-t-elle martelé. Elle en veut pour preuve, les procès contre son mari, qu’elle dit innocent dans les deux affaires qui l’opposent à la justice. Il s’agit de l’affaire de crimes contre l’humanité ; affaire pour laquelle il est en liberté conditionnelle à Bruxelles, ainsi que l’affaire de la casse de la BCEAO. Pour cette dernière, Laurent Gbagbo a été condamné à 20 ans de prison par la justice ivoirienne.

« Il a le droit de revenir dans son pays (…) Il veut rentrer dans son pays et les Ivoiriens ici l’attendent », a insisté sur France 24, Simone Gbagbo. A propos du procès à la CPI, elle dénonce une manœuvre de règlement de compte de la part du pouvoir. Pour elle, ce procès n’a pas de sens. Madame Gbagbo dit être aussi victime de la crise post-électorale. Elle affirme avoir été victime de tentative de viols lors de son arrestation, ajoutant que des soldats français ont filmé cet épisode. « Je les ai vus de mes yeux », glose-t-elle. La native de Moossou (Sud-Est) accuse ainsi l’armée française d’être complice de cette tentative de viols.

Simone Gbagbo salue la dynamique unitaire de l’opposition

Face à la candidature d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat, l’opposition ivoirienne est gonflée à bloc. Une chose dont se félicite Simone Gbagbo qui appelle au report de l’élection présidentielle du 31 octobre prochain. Selon elle, une véritable alliance de l’opposition s’est formée contre cette élection. « Le report de la présidentielle s’impose », soutient-elle.

Simone Gbagbo affirme également soutenir les appels à la « désobéissance civile » lancés par l’opposition et la société civile. Elle argue que les conditions pour une élection transparente ne sont pas encore réunies. Tout en dénonçant les violences lors des dernières manifestations, l’opposante martèle la détermination du peuple à aller jusqu’au bout. Ceci, pour obtenir gain de cause.

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