Inondations au Nigéria : Lagos mise sur une assurance pour protéger des millions d’habitants

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Inondations au Nigéria : Lagos mise sur une assurance pour protéger des millions d'habitants

Face à l’intensification des inondations au Nigéria, l’Etat de Lagos a décidé de souscrire à une assurance pour couvrir les populations à risque. Cette assurance paramétrique va couvrir quatre millions d’habitants contre le risque inondation. 

Située sur la côte du golfe de Guinée, la mégapole de Lagos est en première ligne face aux effets du changement climatique. Entre urbanisation rapide, montée du niveau de la mer et épisodes d’inondations de plus en plus fréquents, la capitale économique du Nigeria doit repenser ses mécanismes de gestion des risques pour protéger ses 22 millions d’habitants.

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Face aux risques d’inondation, l’Etat de Lagos a souscrit ce 26 mars une police d’assurance paramétrique, capable de mobiliser jusqu’à 7,5 millions de dollars pour soutenir environ quatre millions de personnes vulnérables. Ce dispositif repose sur des données satellitaires. Dès qu’un seuil critique est atteint, les indemnisations sont automatiquement déclenchées, sans attendre une évaluation des dégâts.

Soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement et le Groupe de la Banque mondiale via le fonds InsuResilience, le programme est financé à 90 % par des partenaires internationaux. L’État de Lagos assure progressivement une part croissante de la contribution, dans une logique de responsabilisation à long terme.

Lagos

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L’objectif de l’Etat de Lagos est d’apporter une aide immédiate : financement des secours, maintien des services essentiels et soutien direct aux populations touchées pour se nourrir, se loger et se protéger. Cette rapidité d’intervention vise à éviter l’effet domino des catastrophes, souvent suivi de crises sanitaires et alimentaires.

Si cette initiative marque une avancée majeure, elle ne remplace pas des politiques structurelles d’adaptation. Les autorités estiment en effet que l’inaction pourrait coûter jusqu’à 40 milliards de dollars d’ici 2050, soulignant l’urgence d’une stratégie globale face aux défis climatiques.

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