Attaque de gang en Haïti : un massacre fait entre 16 et 80 morts

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Attaque de gang en Haïti : un massacre fait entre 16 et 80 morts
Crédit Photo/ AFP

Une attaque de gang en Haïti le week-end dernier, a fait 16 morts selon les sources dans la localité de Petite-Rivière-de-l’Artibonite. L’ONU évoque un massacre d’une extrême violence, avec un bilan pouvant atteindre 80 morts. 

L’horreur s’est abattue dans la nuit de samedi à dimanche sur la commune de Petite-Rivière-de-l’Artibonite, au nord-ouest de Port-au-Prince. Des hommes armés ont mené une attaque coordonnée contre plusieurs zones de la localité, semant la terreur parmi les habitants. Le bilan reste incertain, oscillant entre 16 morts selon la police haïtienne et jusqu’à 70 voire 80 victimes d’après des sources onusiennes et des organisations locales.

Un massacre nocturne de gang qui illustre l’escalade de la violence

Haïti oublié par le reste du monde et livré aux gangs

Selon le témoignage de Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), les assaillants ont incendié des habitations avec des familles à l’intérieur, tandis que ceux qui tentaient de fuir étaient abattus. Plusieurs victimes auraient également été exécutées à bout portant.

Cette violence extrême laisse craindre un bilan encore plus lourd, d’autant qu’une nouvelle attaque aurait eu lieu à l’aube lundi. Le représentant de l’ONU dans le pays, Carlos Ruiz Massieu; évoquant d’ailleurs sur X ce mardi un bilan d’« au moins 70 morts ». Le gang « Gran Grif » est pointé du doigt comme principal responsable de cette offensive. Actif dans la région de l’Artibonite, ce groupe criminel est régulièrement impliqué dans des attaques meurtrières contre les populations civiles.

Des policiers dans la capitale Port-au-Prince/ Photo AFP

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Face à l’ampleur du drame, l’ONU a dénoncé des violences « brutales et coordonnées » et appelé à un renforcement urgent du soutien international à Haïti. Les autorités locales, de leur côté, peinent à établir un bilan précis en raison de l’accès difficile aux zones touchées et de l’insécurité persistante. Cette nouvelle tragédie s’inscrit dans un contexte plus large de crise sécuritaire.

Selon les Nations unies, plus de 5 500 personnes ont été tuées en Haïti entre mars 2025 et mi-janvier 2026, conséquence directe des affrontements entre gangs et des opérations menées contre eux. Le pays, déjà fragilisé économiquement, continue de sombrer dans une spirale de violence qui semble hors de contrôle.

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