Les États-Unis suspendent désormais toutes les demandes d’immigration (carte verte, naturalisation et asile) provenant de 19 pays jugés « à haut risque ». Cette décision, annoncée le 2 décembre 2025, intervient peu après une fusillade meurtrière à Washington attribuée à un ressortissant afghan.
L’administration américaine a décidé de suspendre l’ensemble des demandes d’immigration soumises par des ressortissants de 19 pays, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et d’ordre public. Visa, “green card”, naturalisation, asile; toutes les procédures sont gelées, y compris celles déjà en cours. Le geste s’inscrit dans le contexte d’une fusillade survenue à Washington, le 26 novembre 2025, attribuée à un Afghan ayant obtenu l’asile, et qui a ravivé les craintes quant aux contrôles d’immigration.
Une suspension totale des procédures d’immigration
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Les pays concernés regroupent d’une part les douze États déjà frappés par des interdictions d’entrée depuis juin, à savoir l’Afghanistan, la Somalie, l’Iran, la Libye, le Yémen, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti et le Soudan. D’autre part, sept nations auparavant soumises à des restrictions de visas. Il s’agit du Cuba, du Laos, de la Sierra-Leone, du Togo, du Venezuela, du Burundi et du Turkménistan.
Pour l’ensemble de ces ressortissants, l’ensemble des demandes d’immigration, y compris celles déjà en cours, sont gelées jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement affirme vouloir « protéger la sécurité nationale » en renforçant les contrôles, estimant que les procédures actuelles n’offrent pas de garanties suffisantes. Le déclencheur de cette mesure a été l’attaque du 26 novembre à Washington, imputée à un Afghan ayant obtenu l’asile.
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Cet événement a conduit l’exécutif à reconsidérer l’ensemble des mécanismes d’immigration, jugés trop permissifs. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a défendu sur X ce lundi, une ligne extrêmement dure demandant au président Trump « une interdiction d’entrée totale pour les ressortissants de chaque satané pays qui a inondé notre nation de meurtriers, de sangsues et d’accros aux aides sociales ». « Nous ne voulons pas d’eux, pas d’un seul d’entre eux », avait-elle ajouté.
La suspension touche des milliers de personnes : familles en attente de réunification, candidats à la naturalisation, demandeurs d’asile ayant déjà passé des entretiens. Des cérémonies ont été reportées et de nombreux dossiers se retrouvent bloqués pour une durée indéterminée. Les associations de défense des migrants dénoncent une « punition collective » et accusent le gouvernement de sacrifier les droits fondamentaux au nom d’une politique d’immigration fondée sur la peur plutôt que sur des évaluations individuelles.
Pour Donald Trump, cette nouvelle vague de restrictions s’inscrit dans une vision globale visant à réduire drastiquement l’immigration et à renforcer les expulsions.







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