Les inondations au Kenya provoquées par de violentes pluies depuis le 6 mars ont fait des dizaines de morts et causé d’importants dégâts, notamment à Nairobi. Alors que le pays essaie de se remettre de cette catastrophe, responsables politiques et habitants s’accusent mutuellement d’être à l’origine de cette catastrophe.
Depuis plusieurs jours, de fortes pluies ont provoqué de graves inondations au Kenya, touchant particulièrement la capitale Nairobi et plusieurs régions du pays. Le bilan humain s’élève à 49 morts selon les autorités, tandis que des milliers de personnes ont été déplacées et que de nombreuses habitations et infrastructures ont été endommagées. Au-delà de l’urgence humanitaire, la catastrophe a déclenché une vive polémique sur les responsabilités.
Les inondations au Kenya ont transformé plusieurs quartiers de Nairobi en zones sinistrées. Des routes ont été coupées, des véhicules emportés par les eaux et de nombreuses familles contraintes de quitter leur domicile. Sur les réseaux sociaux, des habitants dénoncent l’insuffisance des infrastructures de drainage et le manque d’entretien des canalisations, accusant les autorités locales d’avoir négligé la prévention des risques.
« Chacun doit prendre ses responsabilités.Les habitants de Nairobi sont indisciplinés. Ils jettent leurs ordures n’importe où »; s’est défendu Johnson Sakaja, gouverneur de Nairobi cité par RFI. Selon lui, les déchets jetés dans les rues obstruent les systèmes d’évacuation d’eau et aggravent les effets des pluies. Il rappelle que la municipalité consacre déjà d’importantes ressources à la gestion des déchets.
Pour d’autres observateurs, ces inondations au Kenya mettent surtout en lumière les problèmes d’urbanisation de la capitale. Le secrétaire général de la Croix-Rouge kényane évoque sur RFI des constructions réalisées sur d’anciens cours d’eau ou dans des zones inondables. Ces infrastructure exposent particulièrement les habitants des quartiers informels a expliqué Ahmed Idris.
Dans ce contexte, l’opposition accuse certains responsables d’avoir autorisé des projets immobiliers en violation des règles d’urbanisme. Alors que les services météorologiques annoncent de nouvelles pluies dans les prochains jours, les inondations au Kenya relancent le débat sur la planification urbaine, la gouvernance locale et la responsabilité collective face aux catastrophes climatiques.