Des violences ont brutalement éclaté au Mexique ce dimanche après la mort de Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », chef du Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), tué lors d’une opération militaire menée avec l’appui des États-Unis. Les autorités redoutent une escalade sécuritaire dans plusieurs États du pays.
Le Mexique traverse une nouvelle crise sécuritaire majeure. La mort de Nemesio Oseguera, considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus puissants du pays, a déclenché une série d’affrontements, de barrages routiers et d’incendies criminels. Dans au moins huit États, les cours ont été suspendus ce lundi et les tribunaux fermés par précaution, tandis que la présidente Claudia Sheinbaum a appelé la population au calme.
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Des violences ont éclaté au Mexique après une opération militaire menée à Tapalpa, dans l’État de Jalisco. Blessé lors de l’intervention, « El Mencho » est décédé pendant son transfert vers Mexico. Il était considéré comme le dernier des grands parrains depuis l’arrestation des fondateurs du cartel de Sinaloa, incarcérés aux Etats-Unis. Sept autres criminels ont été tués et trois soldats blessés. Deux membres du CJNG ont été arrêtés et diverses armes saisies.
L’opération, soutenue par les États-Unis, marque un tournant dans la lutte contre le narcotrafic. En réaction, des membres présumés du CJNG ont multiplié les actions violentes dans une vingtaine d’États. Les violences se sont traduites par des véhicules incendiés, des routes bloquées et des échanges de tirs. À Guadalajara, capitale du Jalisco, la ville s’est retrouvée paralysée, poussant les autorités à demander aux habitants de rester confinés.

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À Washington, l’administration du président Donald Trump a confirmé un soutien en matière de renseignement. Les États-Unis avaient offert jusqu’à 15 millions de dollars pour la capture du chef du cartel. La coopération bilatérale relance toutefois le débat sur une éventuelle intervention directe des forces américaines sur le sol mexicain, une option jusqu’ici rejetée par Mexico.
Ces violences au Mexique rappellent l’ampleur du défi sécuritaire auquel le pays est confronté depuis près de deux décennies. Depuis 2006, les affrontements entre cartels et forces de l’ordre ont fait des centaines de milliers de victimes. Si l’élimination d’El Mencho constitue un coup dur pour le CJNG, elle pourrait aussi provoquer une recomposition sanglante du paysage criminel.






