Face à la flambée des prix du carburant, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a décidé de réduire drastiquement son cortège officiel. Tous les responsables voyageront désormais dans un seul bus, une décision radicale pour réduire les effets de la guerre au Moyen-Orient.
La Tanzanie connait une hausse des prix du carburant notamment en raison du conflit au Moyen-Orient. Depuis le 1er avril, le prix de l’essence a bondi de 33 %, passant de 2 864 à 3 820 shillings tanzaniens le litre. La décision de la présidente de réorganiser les conditions de voyage de son propre cortège vise à réduire les dépenses en carburant et l’exemple à l’ensemble des institutions publiques.
Samia Suluhu Hassan repense son cortège
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Jusqu’ici, le cortège présidentiel mobilisait plus de 30 véhicules, comprenant des 4×4 pour les conseillers, la sécurité et les responsables ministériels. « A partir d’aujourd’hui, où que j’aille, tous les responsables voyageront ensemble dans un seul bus », a déclaré Samia Suluhu Hassan ce mercredi 8 avril lors d’une cérémonie officielle. « Le convoi consistera en mon escorte, la police et un véhicule de secours à l’arrière », a précisé la présidente de la Tanzanie.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tension énergétique mondiale, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient et ses effets sur les prix du pétrole importé. La décision vise à« réduire la consommation de carburant », s’est justifiée la cheffe d’Etat. La Tanzanie, qui ne produit pas d’hydrocarbures, dépend fortement des importations pour ses besoins en carburant.

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La hausse des prix affecte directement le pouvoir d’achat des ménages et renchérit le coût des transports et des biens de consommation. En donnant l’exemple depuis le sommet de l’État, Samia Suluhu Hassan souhaite impulser une culture de rigueur économique et d’austérité au sein des institutions publiques. Les mesures prises par la présidente visent à limiter la consommation de carburant tout en démontrant une gestion responsable des ressources publiques.
Cette mesure pourrait inspirer d’autres pays africains confrontés à des tensions similaires sur l’énergie. En remplaçant plusieurs dizaines de véhicules par un bus unique, la présidente tanzanienne montre qu’une gestion responsable des ressources publiques est possible, même au plus haut niveau de l’État.






