À Tunis, une mobilisation citoyenne contre le racisme en Tunisie a rassemblé des manifestants ce week-end. Ils étaient déterminés à dénoncer les discriminations et défendre les droits des migrants, dans un contexte politique de plus en plus restrictif.
À Tunis, une nouvelle manifestation contre le racisme a mis en lumière les tensions croissantes autour de la question migratoire. Organisée par l’ONG le Forum des droits économiques et sociaux, cette mobilisation, bien que modeste en nombre, traduit une inquiétude profonde face à la montée des discours hostiles et à la répression visant certains militants.
Une mobilisation sous pression contre le racisme
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Dans les rues de la capitale tunisienne, plusieurs dizaines à quelques centaines de personnes ont défilé pour dénoncer le racisme et réclamer le respect des droits humains. À l’origine de cette initiative, des organisations engagées alertent sur un climat devenu particulièrement difficile pour les défenseurs des migrants.
Depuis 2023, les déclarations controversées des autorités sur les migrants subsahariens ont contribué, selon plusieurs observateurs, à renforcer la méfiance et les stéréotypes au sein de la société. Cette évolution aurait également freiné la mobilisation citoyenne, de nombreux militants hésitant désormais à s’exposer publiquement.

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Au cœur des revendications, la situation de figures engagées comme Saadia Mosbah, condamnée à une lourde peine de prison, et Abdallah Saïd, poursuivi pour ses activités associatives. Leurs soutiens dénoncent des accusations infondées et y voient une volonté de faire taire les voix critiques. Leur cas est devenu un symbole pour les manifestants, qui exigent la fin des poursuites et la libération des activistes.
Parallèlement, les ONG pointent une banalisation inquiétante des discours racistes, amplifiée par certains contenus médiatiques et les réseaux sociaux. Désinformation et propos haineux circulent largement, alimentant un climat de défiance. Malgré ces obstacles, les participants affirment leur volonté de poursuivre la mobilisation, convaincus que la défense des droits fondamentaux reste essentielle dans la Tunisie actuelle.






