Alors que les élections municipales peinent à mobiliser les électeurs dans de nombreux pays africains, le Togo crée la surprise avec un taux de participation largement supérieur à la moyenne régionale.
Le 17 juillet dernier, le corps électoral togolais était convié à renouveler les 1527 conseillers municipaux répartis dans les 117 communes du pays. C’était le deuxième scrutin du genre après celui de 1999, après plus de trois décennies sans élections municipales.
Un taux de participation record
Pari réussi : au Togo, des élections apaisées et inclusives une fois de plus
Selon les statistiques officielles communiquées par l’organe en charge des élections,CENI, 2 552 039 électeurs se sont rendus aux urnes sur un total de 4 637 998 inscrits, soit un taux de participation de 55,02 %. Un chiffre significatif qui contraste fortement avec la tendance observée dans la sous-région.
En effet, c’est 35 % de participation en moyenne au Ghana et en Côte d’Ivoire, à peine 13 % en Tunisie, et une baisse continue en Algérie. Même à l’échelle mondiale, ce taux togolais reste élevé. En France, par exemple, les élections municipales de 2020 n’avaient rassemblé que 41,6 % des électeurs, malgré un fort ancrage de la démocratie locale.
Lire aussi : Togo : Jean-Lucien Savi de Tové, l’opposant historique, élu président dans un geste d’ouverture inédit
Cette participation de plus de la moitié des inscrits constitue un signal fort. Elle reflète une volonté populaire de s’impliquer dans la gestion des affaires locales et une adhésion croissante aux principes de la décentralisation. Du nord au sud du pays, les Togolais ont massivement répondu présents, traduisant un intérêt réel pour les enjeux municipaux.
Au-delà des chiffres, c’est la maturité démocratique d’un peuple qui s’exprime. Et dans un contexte régional souvent marqué par l’abstention, le Togo affirme avec clarté que la démocratie locale peut encore mobiliser.






