Accueil des expulsés des USA : le Nigéria refuse de se soumettre au diktat de Washington

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Accueil des expulsés des USA : le Nigéria refuse de se soumettre au diktat de Washington

Le Nigeria maintient son refus d’accueillir des expulsés des États-Unis, malgré les pressions diplomatiques américaines. Cette position a été rappelée par Kimiebi Ebienfa, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du pays, Dans une interview publiée samedi dans le journal local Saturday Punch.

L’administration Trump met la pression sur plusieurs pays pour accueillir des migrants qu’elle ne souhaite plus voir sur le territoire américain. La position tranchée du Nigéria contraste avec celle d’autres pays africains ayant accepté ce type d’accord, comme le Rwanda, l’Eswatini ou le Soudan du Sud.

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Le Nigeria a réaffirmé son opposition ferme à l’accueil de personnes expulsées des États-Unis, y compris des étrangers sans aucun lien avec le pays, comme certains ressortissants vénézuéliens sortis de prison. « Même si d’autres pays africains acceptent les personnes expulsées des Etats-Unis, le Nigeria ne les acceptera pas », a martelé le porte-parole du ministère.

Le pays le plus peuplé d’Afrique n’accepterait jamais de « fardeau supplémentaire » à ses défis socio-économiques actuels, a précisé M. Ebienfa. Avec plus de 230 millions d’habitants, le Nigeria fait déjà face à d’importants défis socio-économiques. Le gouvernement estime qu’accepter ces expulsés reviendrait à aggraver la pression sur ses infrastructures, son économie et sa sécurité intérieure.

Migrants expulsés des États-Unis

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Pour Yusuf Tuggar, ministre des Affaires étrangères, cette politique américaine est « inacceptable » et ne tient pas compte des réalités internes nigérianes. Ce bras de fer intervient alors que Washington multiplie les expulsions vers des pays tiers, parfois situés à des milliers de kilomètres des lieux d’origine des personnes concernées.

Abuja considère qu’une telle démarche fragiliserait davantage ses équilibres internes. L’Afrique ne devrait pas être considérée comme une solution par défaut aux politiques migratoires restrictives des pays occidentaux. Cette prise de position pourrait encourager d’autres pays africains à affirmer leur souveraineté en matière de diplomatie migratoire.

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