Protection des lanceurs d’alerte : le Sénégal fait un pas historique en Afrique

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Protection des lanceurs d'alerte : le Sénégal fait un pas historique en Afrique

Le Sénégal a décidé de protéger ses lanceurs d’alerte pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans le pays. L’Assemblée nationale a adopté la loi de protection de ces informateurs ce mardi 26 août.

C’était une promesse des nouvelles autorités depuis leur arrivée au pouvoir en 2024. Cette disposition de protection des lanceurs d’alerte fait partie d’un ensemble de lois votées par les élus, ce mardi 26 août.

La transparence à travers les lanceurs d’alerte

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Le Sénégal devient ainsi le premier pays d’Afrique subsaharienne francophone à mettre en place un cadre juridique spécifique pour les lanceurs d’alerte. Cette législation vise à sécuriser les citoyens qui, dans l’exercice de leurs fonctions, dénoncent des faits relevant de crimes, de délits financiers ou portant atteinte à l’intérêt général. Ils pourront désormais le faire de manière anonyme ou non, à travers des canaux internes ou auprès des autorités compétentes.

La nouvelle loi introduit également un dispositif de récompense. Lorsqu’un signalement permet la récupération de fonds ou d’actifs illicites, le lanceur d’alerte pourra bénéficier d’une prime représentant 10 % du montant recouvré, ou d’un montant défini par les instances compétentes. Cette mesure vise à encourager les citoyens à participer activement à la lutte contre la corruption et à promouvoir la transparence.

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Assemblée nationale sénégalaise

Ce cadre législatif représente, selon Jimmy Kande de la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), « un moment historique » pour le Sénégal, mais aussi pour l’ensemble du continent. Il souligne l’exemplarité du pays en matière de gouvernance, à un moment où les questions de transparence sont plus que jamais au cœur des préoccupations politiques.

Parallèlement à cette loi sur les lanceurs d’alerte, trois autres textes ont été adoptés pour renforcer davantage la transparence. Ils portent respectivement sur l’accès à l’information, la mise en place d’un organe de lutte contre la fraude et la corruption, ainsi que l’extension de l’obligation de déclaration de patrimoine à d’autres corps de métier, notamment les magistrats et les juges d’instruction.

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