Algérie : un test anti-drogue désormais exigé pour décrocher un emploi

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Algérie : un test anti-drogue désormais exigé pour décrocher un emploi

L’Algérie franchit un cap important dans sa lutte contre les addictions en instaurant un test anti-drogue obligatoire pour l’accès à l’emploi. Cette mesure inédite, inscrite dans la loi 25-03, vise à renforcer la sécurité au travail et pourrait s’étendre aux établissements scolaires.

Adoptée en juillet 2025, la loi 25-03 impose une nouvelle obligation pour les chercheurs d’emploi en Algérie : fournir un test médical certifiant l’absence de consommation de drogues, nous informe le site Algérie360°. Cette initiative s’inscrit dans un effort national de prévention des risques professionnels et de protection de la santé publique. Les décrets d’application, attendus prochainement, devraient en préciser les modalités, notamment en ce qui concerne le financement et les laboratoires habilités.

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La loi 25-03 introduit un test anti-drogue obligatoire pour tous les candidats à un emploi, mais également pour les salariés déjà en poste. Cette mesure vise à détecter précocement toute consommation de stupéfiants, notamment dans les secteurs à haut risque comme le BTP, la sécurité ou la vente. Lors d’un atelier tenu à Alger, des experts ont souligné que cette initiative a pour but d’intervenir avant que l’addiction ne s’installe.

Cette exigence pourrait aussi s’appliquer à d’autres milieux, tels que les établissements de formation. En effet, des lycées ou centres d’apprentissage pourraient, dans certaines conditions, demander un test de dépistage aux élèves, avec l’accord d’un tuteur légal ou d’un juge si le mineur est concerné. Cela témoigne d’une volonté d’englober la jeunesse dans cette stratégie de prévention.

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L’un des points encore flous concerne le coût du test anti-drogue. La magistrate Hindaoui a suggéré que ce soit à l’employeur de le prendre en charge, arguant que le demandeur d’emploi ne peut supporter cette dépense. Les textes d’application à venir devront trancher cette question pour permettre une mise en œuvre équitable.

Enfin, ce dispositif s’inscrit dans un contexte plus large de réforme des normes de sécurité au travail. Malgré une faible fréquence des accidents graves, les autorités pointent des lacunes persistantes dans la prévention et le respect des obligations légales. L’introduction du test anti-drogue vient donc compléter une politique globale de santé et sécurité dans le monde professionnel algérien.

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