Un chèque de 2 000 dollars versé à chaque Américain, c’est la nouvelle proposition du président Donald Trump faite ce dimanche sur son réseau social Truth Social. Ce montant qui n’irait pas aux personnes à haut revenu, devrait être financé par les recettes issues des droits de douane; une promesse spectaculaire alors que l’inflation pèse sur le pouvoir d’achat.
Face à un électorat de plus en plus inquiet du coût de la vie, Donald Trump a proposé de transformer une partie des recettes des nouveaux droits de douane en chèque de 2 000 $ pour « presque tout le monde » aux États-Unis, à l’exception des contribuables à hauts revenus. Cette annonce sur Truth Social survient alors que la Cour suprême examine la légalité de ses mesures tarifaires et que les consommateurs américains supportent déjà une inflation d’environ 3 % sur un an.
Le projet du chèque de 2 000 dollars
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Cette promesse de chèque de 2 000 dollars est étroitement liée à la politique commerciale du président Trump. Il affirme que les droits de douane collectés, pour près de 195 milliards de dollars entre janvier et septembre, permettent de redistribuer aux citoyens. Le versement exclurait les hauts revenus et pourrait prendre la forme d’un transfert direct ou via des baisses d’impôts.
Cependant, plusieurs inconnues demeurent. Le calendrier, le mode exact de versement, et surtout l’approbation de Congrès des États‑Unis sont encore nécessaires pour que ce chèque de 2 000 dollars devienne réalité. Par ailleurs, des économistes mettent en garde. Même si ce geste financier offrirait un soulagement ponctuel, il pourrait être compensé par l’impact inflationniste des mêmes droits de douane qui alourdissent le coût des importations.
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Enfin, l’ombre de la justice plane. La Cour suprême examine si le président dispose bien du pouvoir exécutif pour imposer ces droits de douane massifs sans vote du Congrès, ce qui remettrait en cause la source de financement de ce chèque de 2 000 dollars.
En résumé, la promesse de Donald Trump s’inscrit dans sa logique de politique commerciale , celle de faire des droits de douane une arme de redistribution. Mais pour l’heure, c’est une proposition en attente avec beaucoup de » si « .






