Alors que la tension monte entre Téhéran et Washington, l’Iran affirme, ce lundi, être « prêt à la guerre » tout en se disant ouvert à des négociations fondées sur le respect mutuel. Le président américain Donald Trump, a de son côté indiqué que l’Iran « veut négocier » et qu’une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique.
Les relations déjà tendues entre l’Iran et les États-Unis se sont nettement dégradées depuis la fin décembre 2025, avec l’embrasement de manifestations dans la République islamique. Face à la répression, Donald Trump a menacé Téhéran d’une intervention militaire en cas de nouvelles victimes parmi les protestataires. Ces derniers jours, les tensions ont atteint un nouveau sommet, les deux pays échangeant des menaces alors que la contestation se poursuit sur le terrain.
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Lors d’une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran ce lundi, le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué que son pays est « tout à fait prêt à la guerre » avec les USA. Toutefois, « nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel », a ajouté Abbas Araghchi dans son allocution diffusée par la télévision d’État.
Selon lui, ces discussions ne pourront avoir lieu que si elles reposent sur l’égalité des droits et le respect mutuel, un message directement adressé aux États-Unis. De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran « veut négocier » et qu’une rencontre serait en préparation. Toutefois, il maintient une forte pression en évoquant des « options très fortes » sur le plan militaire. Une ambiguïté américaine qui rend les négociations particulièrement incertaines. La situation intérieure iranienne complique davantage toute perspective de dialogue.

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Selon des ONG, des centaines de manifestants ont été tués et des milliers arrêtés depuis le début du mouvement de contestation. Malgré cela, les autorités iraniennes accusent des puissances étrangères de manipulation, tout en appelant la population à des marches de soutien au régime. Ce lundi, des milliers d’Iraniens ont d’ailleurs envahi une grande place du centre de Téhéran pour marquer leur soutien à la République islamique, selon les images diffusées par la télévision d’État.
Sur la scène internationale, plusieurs dirigeants, dont le chancelier allemand, ont condamné la violence exercée par le pouvoir iranien, tandis que la Chine appelle au calme et s’oppose à toute intervention extérieure. Entre pressions diplomatiques, menaces militaires et hypothétiques négociations, le face-à-face entre l’Iran et les États-Unis reste plus que jamais à haut risque.






