La relance des relations entre le Mali et les États-Unis était au cœur de la visite officielle de Nick Checker à Bamako. Le nouvel émissaire américain pour l’Afrique était ce lundi 2 février à Bamako où il a plaidé pour une coopération renouvelée, fondée sur la souveraineté du Mali.
Marquées par plusieurs années de bonne diplomatie, les relations entre le Mali et les États-Unis se sont fortement détériorées à la suite des coups d’État militaires de 2020 et 2021, du retrait progressif des partenaires occidentaux et de la réorientation stratégique de Bamako vers de nouveaux alliés. La suspension de certaines coopérations, notamment sécuritaires, avait alors creusé le fossé entre les deux pays.
Nick Checker plaide pour une relation nouvelle
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Nommé début janvier à la tête du bureau des affaires africaines du département d’État américain,
a eu des échanges ce lundi avec le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Les discussions ont porté en priorité sur la reprise d’une coopération bilatérale, notamment dans la lutte contre le terrorisme, un enjeu majeur pour la stabilité du Sahel.
Sur le plan économique, les deux parties ont également évoqué le renforcement des échanges commerciaux et des investissements américains au Mali. Washington voit dans ce partenariat une opportunité de soutenir le développement économique tout en favorisant un climat propice aux affaires, dans un cadre qualifié de « gagnant-gagnant ».

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Souhaitant marquer une rupture avec les approches passées, Nick Checker a insisté sur le respect de la souveraineté du Mali. Il a plaidé pour, la relance d’une coopération sur des bases nouvelles, excluant toute forme d’ingérence et privilégiant un dialogue franc et équilibré. Une coopération renouvelée, fondée sur le respect mutuel, la souveraineté du Mali et des intérêts partagés en matière de sécurité et d’économie.
De son côté, la diplomatie malienne a rappelé que cette dynamique doit s’inscrire dans le contexte régional, notamment avec la création de la Confédération des États du Sahel (AES). Les États-Unis n’excluent d’ailleurs pas d’élargir ces discussions au Niger et au Burkina Faso, ouvrant ainsi la voie à une relance des relations Mali–États-Unis à l’échelle régionale.






