VIH Sida : un traitement préventif injectable très attendu en France

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Cabotégravir : un traitement préventif injectable contre le sida très attendu en France

Après près de deux ans d’attente, le cabotégravir, traitement préventif injectable contre le VIH, arrive enfin en France. Un arrêté gouvernemental publié ce jeudi au Journal officiel officialise son autorisation, marquant un tournant dans la prévention de l’infection.

Ce nouveau traitement préventif contre le VIH n’est pas le premier disponible en France. La prophylaxie pré-exposition (PrEP) sous forme de comprimés est déjà prescrite depuis plusieurs années aux personnes les plus exposées au risque d’infection. Toutefois, l’arrivée de ce nouveau médicament marque une évolution majeure.

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L’arrivée du cabotégravir marque un tournant dans la prévention du VIH en France. Ce traitement de prophylaxie pré-exposition (PrEP), administré par injection tous les deux mois, vient compléter l’offre déjà existante de PrEP orale. Longtemps attendu par les associations et les professionnels de santé, ce traitement bénéficie désormais d’une prise en charge intégrale par l’Assurance maladie en raison de son caractère jugé « irremplaçable et particulièrement coûteux »; a précisé l’arrêté.

Commercialisé sous le nom Apretude par le laboratoire ViiV Healthcare, filiale du groupe britannique GSK, le cabotégravir se distingue par son mode d’administration. Contrairement aux comprimés quotidiens, cette injection bimestrielle réduit les contraintes liées à l’observance. Pour de nombreuses personnes exposées au risque de VIH, ce nouveau médicament représente ainsi une alternative plus simple et plus sécurisante.

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Dès 2020, ONUSIDA évoquait un traitement susceptible de « changer la donne » dans la lutte contre le VIH. En France, l’association AIDES salue également une « avancée majeure ». Selon elle, le cabotégravir permettra d’élargir l’accès à la prévention, notamment pour les personnes rencontrant des difficultés avec la PrEP orale.

Validé par la Haute Autorité de santé à l’été 2024, le médicament a toutefois fait l’objet de longues négociations tarifaires. Son prix public dépasse 1 000 euros par injection, même si le montant réellement remboursé reste confidentiel. Son remboursement intégral devrait néanmoins lever les freins financiers et renforcer la stratégie française d’élimination des nouvelles infections au VIH.

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