Guinée-Bissau : le Sénégal exige des garanties sur la fin de la transition

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Guinée-Bissau : le Sénégal exige des garanties sur la fin de la transition
Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye (à gauche) à Bissau, au nom de la Cédéao aux côtés du président de transition bissau-guinéen le général Horta N'Tam, le 10 janvier 2026. © Abubacar Queta / AP

Alors que les élections présidentielle et législatives prévues le 6 décembre 2026 en Guinée-Bissau sont menacées de report, le Sénégal appelle les autorités militaires à garantir un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Dakar réclame également la levée des restrictions politiques et civiles pour préserver la crédibilité du scrutin.

Dans un communiqué publié le jeudi 8 octobre, le gouvernement sénégalais a réagi aux difficultés signalées par les autorités de transition bissau-guinéennes, le même jour. La Commission électorale nationale a estimé que les conditions nécessaires à l’organisation des élections à la date prévue ne sont pas réunies. Le Premier ministre de transition a également évoqué des contraintes juridiques, techniques et institutionnelles.

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Pour le Sénégal qui préside actuellement la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), médiateur dans la crise bissao-guinéenne, toute modification du calendrier électoral doit s’inscrire dans « une démarche consensuelle, inclusive et transparente », assortie de « garanties claires quant à l’achèvement de la transition dans les meilleurs délais ». Dakar demande aux autorités militaires d’engager un dialogue avec l’ensemble des forces politiques et sociales afin de convenir des modalités d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Le gouvernement sénégalais appelle également à « lever les restrictions sur les activités politiques et civiles », considérées comme un obstacle à la préparation sereine des élections et à l’instauration d’un climat de confiance. Cette demande intervient dans un contexte marqué par des restrictions visant des acteurs politiques et de la société civile en Guinée-Bissau.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye

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Le Sénégal exhorte par ailleurs toutes les parties, y compris les responsables militaires, à faire preuve de retenue pour préserver la paix civile et éviter une aggravation des tensions. Le pays, qui assure la présidence en exercice de la Cédéao et joue un rôle de médiateur dans cette crise, annonce qu’il poursuivra ses efforts en concertation avec les autres États membres et les partenaires concernés.

Si les autorités bissau-guinéennes ont fait état de difficultés compromettant l’échéance du 6 décembre, le communiqué sénégalais ne fixe aucune nouvelle date et ne présente pas le report comme officiellement acté. Dakar pose plutôt ses conditions à toute modification du calendrier, en insistant sur le dialogue, la transparence et des garanties sur la fin de la transition.

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