Guinée-Bissau : la junte bloque le retour de l’ex-président Sissoco Embaló

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Guinée-Bissau : la junte bloque le retour de l’ex-président Sissoco Embaló

Alors qu’il avait annoncé son retour en Guinée-Bissau, l’ancien président Umaro Sissoco Embaló se heurte à un obstacle majeur. Les autorités militaires affirment ne pas être en mesure de garantir son retour, invoquant des impératifs de sécurité nationale.

Dans un communiqué publié jeudi 1er octobre, le Haut Commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité nationale et de l’ordre public a estimé que les conditions nécessaires pour garantir le retour de l’ancien chef de l’État n’étaient pas réunies. Cette annonce intervient quelques jours après que Umaro Sissoco Embaló a déclaré sa candidature à la présidentielle du 6 décembre et annoncé son retour au pays le 4 octobre.

Embaló face aux restrictions de la transition

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Dans son communiqué, le Haut Commandement militaire a expliqué que « les conditions de sécurité nécessaires ne sont, pour le moment, pas réunies ». Aussi, au nom de la « préservation de l’ordre public », il est impossible, dans ces conditions, « de garantir le retour » en de l’ancien chef de l’État en exil, Umaro Sissoco Embaló.

Le haut commandement a aussi rappelle également que les restrictions imposées durant la transition restent en vigueur, notamment l’interdiction des manifestations et des rassemblements à caractère politique. Cette annonce compromet le retour que l’ancien président avait prévu le dimanche 4 octobre, après plusieurs mois d’exil au Maroc.

Les militaires au pouvoir en Guinée Bissau

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Umaro Sissoco Embaló avait déclaré son intention de briguer un nouveau mandat lors du scrutin du 6 décembre. Après la décision des militaires, il a maintenu son intention de participer à l’élection et appelé à un examen impartial et indépendant de sa candidature par les autorités judiciaires. La situation ajoute ainsi une incertitude au processus électoral censé permettre le retour à un pouvoir civil.

Pour l’heure, le communiqué militaire porte sur le retour d’Embaló et les conditions de sécurité, sans annoncer explicitement son exclusion de la présidentielle. Reste à savoir quelles seront les suites de cette décision et si elle affectera le calendrier électoral prévu pour décembre.

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