La capture de Nicolas Maduro annoncée ce samedi 3 janvier par Donald Trump après une opération militaire américaine au Venezuela provoque une onde de choc diplomatique. Entre zones d’ombre, accusations judiciaires et réactions internationales, voici les éléments connus à ce stade.
L’annonce a pris de court la communauté internationale. Le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis ont arrêté le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse à l’issue d’une opération militaire menée sur le sol vénézuélien. Des explosions signalées à Caracas dans la nuit du vendredi au samedi, l’instauration de l’état d’urgence par le gouvernement vénézuélien viennent appuyer cette annonce américaine.
Capture de Nicolas Maduro : déroulement, accusations et réactions internationales
Selon les déclarations de Donald Trump, l’opération aurait été menée avec l’appui des forces de l’ordre américaines et aurait abouti à l’enlèvement et à l’exfiltration de Nicolás Maduro et de son épouse hors du Venezuela. Peu de détails opérationnels ont été fournis, mais des médias américains évoquent l’intervention d’une unité d’élite de l’armée américaine. Une conférence de presse promise par le président américain pour ce samedi à 11 heures n’a pas eu lieu et est maintenant annoncée pour 16 heures. Elle devrait préciser les circonstances exactes de l’arrestation et le lieu de détention du couple.
Navire de guerre américain près du Venezuela : Caracas dénonce une provocation
Dans la nuit précédant l’annonce, de fortes explosions ont été entendues à Caracas et dans plusieurs régions voisines. Des installations militaires stratégiques auraient été touchées, provoquant des coupures d’électricité dans certains quartiers. Les autorités vénézuéliennes évoquent des impacts dans des zones civiles et militaires, sans bilan humain confirmé à ce stade.
Sur le plan judiciaire, le ministère américain de la Justice affirme que Nicolás Maduro et son épouse ont été inculpés à New York. Les chefs d’accusation portent notamment sur des faits présumés de narcotrafic, de complot narcoterroriste et de détention d’armes lourdes. Washington accuse depuis plusieurs années le dirigeant vénézuélien d’être impliqué dans des réseaux internationaux de drogue, ce que Caracas a toujours vigoureusement nié.
La réaction du Venezuela a été immédiate. La vice-présidente Delcy Rodríguez a déclaré ne pas connaître le lieu de détention du chef de l’État et a exigé une preuve de vie. Le gouvernement a dénoncé une « agression militaire » et affirmé qu’il résisterait à toute présence étrangère, tout en décrétant l’état d’urgence national. Le pays a demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le sujet.
Lire aussi: Crise Washington–Venezuela : Poutine affiche son soutien au président Maduro
À l’international, les alliés traditionnels de Caracas ont condamné l’opération. La Russie, l’Iran, Cuba et la Colombie dénoncent une violation de la souveraineté vénézuélienne. Du côté européen, l’Union européenne et plusieurs capitales appellent à la retenue et au respect du droit international, tout en rappelant leurs critiques sur la légitimité politique de Maduro.
Cette crise s’inscrit dans un contexte de tensions prolongées entre Washington et Caracas, marqué par les sanctions américaines, les accusations de trafic de drogue et les désaccords sur les élections vénézuéliennes. La capture de Nicolas Maduro, si elle est confirmée dans les faits, pourrait ouvrir une période d’instabilité majeure pour le Venezuela et rebattre les cartes géopolitiques en Amérique latine.






