Donald Trump ouvre la porte à des discussions avec Nicolás Maduro, malgré une montée en puissance militaire des États-Unis près du Venezuela marquée par une vaste campagne militaire menée par Washington, au large de l’Amérique latine.
À un moment de forte tension entre Washington et Caracas, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il pourrait engager des discussions avec son homologue vénézuélien Nicolás Maduro. Cette déclaration survient alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire dans les Caraïbes, officiellement dans le cadre d’une campagne antidrogue, mais perçue aussi comme une pression stratégique sur le pouvoir vénézuélien.
Pression militaire et ouverture aux discussions
Ce dimanche, Donald Trump s’est adressé à la presse depuis l’aéroport international de Palm Beach, en Floride. Il a indiqué qu’il pourrait « avoir des discussions avec Maduro » et que « nous verrons comment cela se passe », soulignant en même temps que les Vénézuéliens « aimeraient discuter ». Cette position contraste avec les actions plus coercitives menées en parallèle.
Navire de guerre américain près du Venezuela : Caracas dénonce une provocation
En effet, l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions de la flotte américaine, a rejoint ce dimanche les Caraïbes dans le cadre de l’Opération Southern Spear, déployant des milliers de soldats, avions et navires dans la région. Depuis septembre, des frappes aériennes sont menées dans les eaux internationales, détruisant une vingtaine de navires présentés par Washington comme appartenant à des trafiquants de drogue, sans apporter de preuve. La justice américaine a, de son côté, offert une récompense de 50 millions de dollars pour la capture du dirigeant vénézuélien.
Les services de l’administration trumpienne justifient cette montée en puissance par la lutte contre le trafic de drogue. Pourtant, certains analystes voient dans le déploiement du Gerald Ford un symbole de pression diplomatique davantage qu’une simple opération antidrogue. De son côté, Caracas accuse Washington de prendre prétexte de la lutte contre le narcotrafic pour « imposer un changement de régime » et tenter de s’emparer du pétrole vénézuélien.

Lire aussi : Un chèque de 2 000 $ pour tous les Américains : le nouveau projet de Donald Trump
Au même moment, le secrétaire d’État Marco Rubio annonce la prochaine désignation du Cartel de los Soles comme organisation terroriste étrangère, accusant Maduro d’en être le chef. Le cartel, qualifié de narco-terroriste par Washington, aurait infiltré les institutions vénézuéliennes et noué des alliances avec d’autres groupes criminels, selon les autorités américaines.
Paradoxalement, cette urgence sécuritaire n’empêche pas Trump de laisser la porte ouverte à des discussions. Au cours d’une conférence de presse, il a répété : « Je parle à tout le monde », tout en soulignant que des options militaires, y compris des frappes terrestres, restent sur la table.






