Alors que la capture du président vénézuélien par les États-Unis continue de choquer la communauté internationale, la tension monte entre Washington et Bogota. Face aux menaces de Donald Trump d’appliquer le même scénario à la Colombie, le président Gustavo Pétro affirme être prêt à « reprendre les armes ».
L’Amérique latine est secouée par une montée des tensions sans précédent sous l’impulsion de Donald Trump. Après le Venezuela, Donald Trump montre son appétit pour d’autres pays comme Cuba et la Colombie. Sont toujours mis en avant des accusations de narcotrafic, notamment contre le président colombien Gustavo Pétro.
Gustavo Petro défie Donald Trump
Donald Trump, le nouveau conquérant qui veut redessiner la carte du monde
Ce lundi 5 janvier, le président de la Colombie a adressé un message à son homologue américain Donald Trump. Ancien guérillero, Gustavo Pétro a indiqué qu’il allait « reprendre les armes », face aux menaces du président américain. « J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989 mais pour la patrie je reprendrai les armes », a-t-il écrit sur X.
En effet la veille, Donald Trump déclarait à bord d’Air Force One, qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait « une bonne idée ». Pour justifier ses propos, il a accusé Gustavo Pétro de trafic de drogue vers les États-Unis; il « ne le ferait plus très longtemps », a-t-il précisé. Gustavo Pétro a, bien entendu, rejeté les accusations de Trump et défendu les efforts de son gouvernement contre le narcotrafic. 
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Il a aussi appelé à une unité latino-américaine pour contrer ce qu’il considère comme une ingérence étrangère. Cette confrontation verbale s’inscrit dans une période d’incertitude pour la Colombie, qui a renforcé sa frontière avec le Venezuela par crainte de répercussions sécuritaires suite à l’intervention américaine. Les forces gouvernementales ont été placées en état d’alerte, et Bogota appelle au respect du droit international.
Quant au président vénézuélien déchu Nicolas Maduro; il est arrivé au tribunal de Manhattan ce lundi, selon des images en direct diffusées par des médias américains. Menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l’ordre lourdement armés, Maduro devrait comparaitre à partir de midi heure locale (17h00 TU).






