
Après un week-end marqué par de nouvelles manifestations violentes, des pillages et des dégradations, le président français a reconnu, ce lundi 19 octobre, des « défaillances d’anticipation et de renseignements » dans la gestion de la crise. Il a toutefois refusé la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, présentée la veille.
La France a connu un nouveau week-end de manifestations, dans un contexte de colère sociale marqué par les mobilisations de lycéens qui secouent le pays depuis le mois dernier. À l’appel de la coordination des Gilets jaunes, les rassemblements ont été émaillés de violences et de pillages dans plusieurs régions. Critiqué pour la gestion de ces événements, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté sa démission dimanche. Celle-ci a toutefois été refusée par le président Emmanuel Macron.
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Dimanche soir, après les manifestations, le président français a dénoncé les agissements de « factieux issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants ». Il a accusé ces groupes d’une « violence débridée ». Emmanuel Macron a aussi promis « toute la transparence » sur la stratégie du maintien de l’ordre et prévenu que les préfets pourraient aller « jusqu’à interdire » certains rassemblements pour protéger les villes.
Ce lundi, Emmanuel Macron a reconnu des « défaillances d’anticipation et de renseignements » dans la gestion des manifestations et a demandé à la police d’adapter ses méthodes face aux « casseurs ». L’Elysée a quant à elle indiqué que le ministre de l’Intérieur a présenté sa démission au Président qui l’a refusé « compte tenu de la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre ».
Parallèlement, « il a chargé le ministre de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions pour faire la transparence sur les défaillances d’anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences », a ajouté la présidence française. Le ministre de l’Intérieur a lui-même reconnu un manque d’anticipation et une perte de contrôle des forces de l’ordre dans certaines grandes villes.

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Les violences du week-end ont touché plusieurs grandes villes, notamment Paris, Lyon, Marseille et Nantes. Dans la capitale, des commerces ont été pillés et des affrontements ont opposé des groupes de jeunes aux forces de l’ordre. Selon Le Monde, près de 2 400 personnes ont été interpellées au cours du week-end. Les dégâts matériels pourraient atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, tandis que plus de 1 500 commerces auraient été pris pour cible, selon les premières estimations relayées par le quotidien.
Face à cette situation, le gouvernement tente de reprendre le contrôle. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit réunir une cellule interministérielle de crise consacrée notamment aux conséquences économiques des violences, aux assurances et au suivi judiciaire. Ce week-end, manifestations ont réuni différentes catégories de la société française, allant des « gilets jaunes », lycéens, étudiants, aux militants du climat et agriculteurs. Ils dénoncent la vie chère, le manque de moyens dans l’éducation et la dégradation des services publics. Ce lundi, la coordination de gilets jaunes à l’origine des manifestations du week-end, a annoncé une nouvelle journée de mobilisation pour le samedi 24 octobre.




