Le Rwanda devient le troisième pays africain à accepter d’accueillir sur son territoire, les migrants indésirables aux USA. Selon la porte-parole du gouvernement, citée par l’agence de presse Reuters, 250 personnes expulsées des États-Unis pourraient atterrir à Kigali.
L’accord entre Washington et Kigali a été signé en juin après des discussions qui ont débuté depuis au mois d’avril, selon les révélations de la porte-parole du gouvernement rwandais. Le gouvernement américain a même déjà transmis une première liste de migrants à partir vers le Rwanda. Ce pays d’Afrique centrale est donc le troisième du continent à accepter un tel accord après le Soudan du Sud et l’Eswatini.
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Kigali s’est engagé à accueillir jusqu’à 250 migrants indésirables aux USA. Selon la porte-parole du gouvernement rwandais, chaque migrant accepté bénéficiera d’un accompagnement complet ; formation professionnelle, soins de santé, hébergement, et aide à la réinsertion.
Kigali affirme s’appuyer sur ses « valeurs de réhabilitation » et sur une mémoire nationale marquée par les déplacements forcés. Le Rwanda conserve cependant le droit de refuser l’entrée de toute personne ne répondant pas à ses critères. Ce point figure dans l’accord signé avec les États-Unis, qui multiplient les expulsions sous l’impulsion de Donald Trump.
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En ouvrant ses portes à ces migrants indésirables aux USA, Kigali joue la carte de la diplomatie active et s’affiche comme un partenaire incontournable sur les questions migratoires globales. Une stratégie aussi politique qu’économique, certainement pour s’attirer les bonnes grâces du président américain qui a lancé une guerre commerciale contre la plupart des pays du monde.






