« L’Iran s’est préparé à une longue guerre » : au Moyen-Orient, le conflit risque de s’éterniser

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« L'Iran s’est préparé à une longue guerre » : a Téhéran, le conflit risque de s’éterniser

Alors que le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis s’intensifie à son troisième jour, Téhéran affiche une posture de fermeté qui laisse peu de place à une issue diplomatique. Tandis que Donald Trump n’exclut pas l’envoi de troupes américaines au sol, les autorités iraniennes assurent s’être préparées, contrairement à Washington, à une guerre longue et durable.

Malgré l’élimination du guide suprême dès le premier jour des hostilités, la capacité de l’Iran à poursuivre la guerre contre Israël et les États-Unis ne semble pas affaiblie. Au contraire, Téhéran a multiplié les frappes contre des bases militaires occidentales dans les pays du Golfe ainsi que contre Israël. Ce lundi encore, les autorités iraniennes ont rejeté toute reprise des négociations, en dépit de l’intensification des bombardements visant leur territoire.

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La guerre contre Israël et les USA est désormais présentée par les autorités iraniennes comme une confrontation de longue haleine. Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a affirmé sur X que « l’Iran, contrairement aux États-Unis, s’est préparé à une longue guerre » et qu’aucune négociation avec Washington n’était envisageable dans le contexte actuel. Selon lui, Téhéran est prêt à poursuivre les hostilités « quel qu’en soit le prix ». De leur côté, Israël et les États-Unis affichent une ligne tout aussi ferme.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a prédit la chute prochaine du pouvoir en place à Téhéran, estimant que le jour « approche » où le « vaillant peuple iranien rejettera le joug de la tyrannie ». À Washington, Donald Trump a tenu un discours similaire. Dans une interview accordée au New York Post, le président américain n’a pas exclu l’envoi de troupes au sol en Iran si la situation l’exigeait. « Je n’ai pas le trac en matière de troupes au sol (…) Je ne dis pas qu’il n’y en aura pas », a-t-il affirmé, laissant planer l’hypothèse d’une implication militaire accrue.

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À Téhéran, la riposte ne se limite pas au terrain militaire. Les autorités ont appelé à une mobilisation populaire dans plusieurs quartiers de la capitale afin d’afficher leur soutien à la République islamique et de rendre hommage au guide suprême Ali Khamenei. Ce rassemblement vise à démontrer que, malgré les frappes et la pression internationale, le pouvoir conserve une capacité de mobilisation interne.

Sur le plan diplomatique, quelques initiatives tentent d’endiguer l’escalade. Vladimir Poutine a plaidé pour un cessez-le-feu auprès des dirigeants des pays du Golfe, tandis que la France s’est déclarée prête à contribuer à la défense de ses partenaires régionaux. Mais sur le terrain, les échanges de missiles et les frappes aériennes se poursuivent. À ce stade, tous les indicateurs suggèrent que le conflit pourrait s’inscrire dans la durée et redessiner durablement les équilibres géopolitiques du Moyen-Orient.

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