
La Russie a assuré ce mercredi 17 octobre qu’il n’existe « aucun risque épidémique » en Sibérie, après la mort d’une laborantine travaillant dans un institut spécialisé dans la peste. Mais l’OMS, les États-Unis et l’Union européenne réclament davantage d’informations sur les circonstances de son décès et les mesures sanitaires prises sur place.
La mort de Daria Chipilova, une technicienne de laboratoire de 28 ans employée par l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, a suscité des interrogations en Russie et à l’étranger. Selon plusieurs médias russes, la jeune femme aurait pu contracter la peste pulmonaire après un incident en laboratoire. Moscou rejette toutefois cette hypothèse et affirme qu’elle est décédée d’une pneumonie sévère d’origine indéterminée. Aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir qu’elle avait contracté la peste.
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Les autorités russes assurent avoir pris les mesures nécessaires. Selon l’agence sanitaire Rospotrebnadzor, près de 5 000 analyses ont été réalisées sans révéler d’agent infectieux dangereux. Environ 200 personnes ayant été en contact avec la laborantine ont été placées sous surveillance ou en quarantaine. Plus de 90 % d’entre elles auraient désormais terminé leur suivi, sans qu’aucun trouble lié à une infection dangereuse n’ait été détecté.
Les autorités précisent également que la jeune femme était vaccinée contre les infections auxquelles elle pouvait être exposée dans le cadre de son travail. Malgré ces assurances, l’OMS affirme ne pas disposer d’une vision suffisamment complète de la situation pour procéder à une évaluation définitive des risques. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, demande notamment des informations supplémentaires sur la cause exacte de la pneumonie, l’agent pathogène ayant motivé les mesures sanitaires et les informations faisant état d’un deuxième employé atteint d’une pneumonie d’origine indéterminée.
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Les États-Unis et l’Union européenne ont également demandé à Moscou de fournir davantage d’informations. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio estime que la Russie doit partager les éléments permettant de comprendre ce qui s’est produit. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, dénonce de son côté une « grande majorité » d’informations médiatiques qu’il juge fausses et invite à se fier aux communications de Rospotrebnadzor. Donald Trump a également déclaré que les autorités russes assuraient que la situation était sous contrôle.
La Mongolie, voisine de la Russie, a pour sa part annoncé des « mesures de précaution » et une surveillance renforcée le long de sa frontière, tout en estimant que le risque restait faible. L’OMS avait également évalué le risque comme faible pour la Russie et très faible pour l’Europe.
La peste, causée par la bactérie Yersinia pestis, est une maladie traitable lorsqu’elle est prise en charge rapidement, mais sa forme pulmonaire peut être particulièrement contagieuse et grave. À ce stade, l’enjeu reste donc de déterminer précisément la cause du décès et de clarifier les circonstances qui ont conduit les autorités russes à mettre en place ces mesures sanitaires.




