
La peine de mort au Burkina Faso est de nouveau inscrite dans le Code pénal. Mardi 20 octobre 2026, les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP) ont adopté à l’unanimité une réforme qui réintroduit la peine capitale pour plusieurs infractions.
Abolie pour les crimes de droit commun en 2018, la peine de mort fait son retour dans l’arsenal juridique burkinabè. Le gouvernement, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis le coup d’État de septembre 2022, avait annoncé cette orientation en décembre 2025. Selon le ministère de la Justice, la réforme vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs nationales et à garantir la sécurité des personnes et des biens.
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C’est par un vote à l’unanimité au parlement, que la peine de mort est rétablie, a annoncé mardi, le ministère de la justice. Cette mesure « vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens ». En effet, Le pays est confronté depuis plus d’une décennie aux attaques de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Fin septembre, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré avait défendu cette réforme envisagée par le pays, lors d’un entretien télévisé avec la presse. « Si on prend un espion, la peine de mort qui est là, c’est ce qui sera appliqué. Même sous couvert d’un autre pays. Et les réactionnaires à l’intérieur qui sont leurs agents, si on prend quelqu’un dans la trahison, c’est sans pitié. Le sentimentalisme, c’est fini », avait-il laissé entendre.

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D’après l’Agence d’information du Burkina, les actes de terrorisme, l’espionnage, la trahison, le parricide ainsi que l’importation de produits périmés ou interdits ayant entraîné la mort sont désormais passibles de cette sanction peine. Cette décision est toutefois contestée par les organisations de défense des droits humains.
En décembre 2025, Amnesty International avait appelé les autorités à abandonner leur projet, estimant que la peine de mort constitue une violation du droit à la vie et qu’elle risque d’être utilisée à des fins répressives. Selon l’organisation, la dernière exécution recensée au Burkina Faso remonte à 1988. Le rétablissement de cette sanction marque donc un changement majeur dans la politique pénale du pays, dont les conséquences dépendront désormais de son application.




