Le gouvernement Burkinabè a déclaré persona non grata la Coordinatrice résidente de l’ONU, Carol Flore-Smereczniak. Elle est accusée par les autorités d’avoir validé un rapport jugé mensonger sur la situation des enfants.
Cette nouvelle décision d’expulser la Coordinatrice résidente de l’ONU après celle de 2022, illustre la dégradation des relations entre Ouagadougou et l’organisation internationale. Les autorités reprochent à l’ONU un rapport jugé biaisé sur les enfants affectés par le conflit armé. Cette mesure marque un nouvel épisode dans les tensions diplomatiques entre le Burkina et les Nations Unies.
Expulsion de la coordinatrice résidente de l’ONU
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Le Burkina a officiellement déclaré persona non grata Carol Bernardine Flore-Smereczniak, Coordinatrice résidente des Nations Unies. Le gouvernement lui reproche d’avoir coprésidé un rapport intitulé « Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso », considéré comme partial et sans fondement. L’annonce a été faite lundi, par le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, à travers un communiqué lu à la télévision nationale.
Selon les autorités, ce rapport aurait assimilé sans distinction les groupes armés terroristes et les forces de défense et de sécurité, sans présenter de preuves ni de décisions judiciaires pour étayer les faits avancés. Ouagadougou regrette également de ne pas avoir été associé au processus d’élaboration du document.

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Le gouvernement burkinabè estime que certaines agences onusiennes utilisent volontairement des termes équivoques, traduisant une volonté de minimiser les violences subies par les populations. En effet, une mise au point officielle avait déjà été faite en mars 2025 auprès des agences onusiennes concernées, a rappelé le gouvernement.
En conséquence, il a conclu que la Coordinatrice résidente de l’ONU « n’est plus une interlocutrice crédible » et a décidé de son expulsion. Ce n’est pas la première fois que le Burkina prend une telle mesure. En décembre 2022, la précédente Coordinatrice résidente, Barbara Manzi, avait déjà été expulsée dans des circonstances similaires. L’expulsion de Mme Flore-Smereczniak marque donc une nouvelle étape dans les tensions persistantes entre le Burkina et l’ONU.






