Les manifestations à Madagascar ont eu raison de l’équipe gouvernementale. Ce lundi 29 septembre, le président malgache Andry Rajoelina a annoncé la dissolution du gouvernement du pays, après plusieurs jours de violences.
Ce lundi, le président malgache Andry Rajoelina a pris la décision de renvoyer tout son gouvernement, à la suite de plusieurs jours de manifestations violentes dans la capitale, Antananarivo. Ces manifestations ont coûté la vie à au moins 22 personnes selon l’ONU.
Conséquences des manifestations à Madagascar
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Madagascar traverse une période de turbulences politiques. « Suivant l’article 54 de la Constitution, j’ai décidé de mettre fin aux fonctions du Premier ministre et du gouvernement », a déclaré le président malgache à la télévision nationale, pour essayer d’apaiser la situation. Ces protestations, qui ont été marquées par une répression violente, ont éclaté en raison des coupures récurrentes d’eau et d’électricité et du manque de respect des droits fondamentaux.
Ce lundi, plusieurs milliers de jeunes se sont réunis pour une troisième journée de mobilisation aux abords de l’Université d’Ankatso. Ces mouvements trouvent leur origine dans un mécontentement général face à la gestion du pays par le président Rajoelina. Ces dernières semaines, des coupures massives de services essentiels, telles que l’eau et l’électricité, ont exacerbé le quotidien des Malgaches. Le manque de transparence et les accusations de mauvaise gestion ont alimenté le sentiment de frustration populaire, surtout parmi les jeunes.
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La crise est également alimentée par des revendications politiques pour un meilleur respect des libertés publiques et des droits de l’homme. Ces manifestations à Madagascar ne sont pas un phénomène nouveau. Depuis l’arrivée au pouvoir de Rajoelina en 2009, le pays a connu plusieurs vagues de contestation. En 2021, des protestations similaires avaient déjà eu lieu, mais la répression violente avait calmé temporairement les revendications populaires.
Cependant, cette nouvelle crise semble plus intense, avec des scènes de violence qui ont défiguré les rues de la capitale et des bilans humains lourds. L’ONU a exprimé son inquiétude face à la répression brutale des manifestants. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé l’utilisation excessive de la force par les autorités malgaches. Plus de 100 blessés et 22 morts ont été recensés selon l’institution, ce qui montre l’ampleur de la violence lors de ces manifestations à Madagascar.






