Nucléaire iranien : Téhéran salue une position américaine « plus réaliste »

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Nucléaire iranien : Téhéran salue une position américaine « plus réaliste » avant des pourparlers à Genève

À la veille de nouvelles discussions à Genève, Téhéran a affirmé ce lundi, percevoir un changement de ton du côté américain sur le dossier du nucléaire iranien. Entre signaux diplomatiques, manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz et pressions de Washington, les négociations s’annoncent décisives.

À quelques heures de nouveaux pourparlers entre Iran et les États-Unis à Genève, Téhéran affiche un optimisme prudent. Les autorités iraniennes estiment que la position américaine sur le programme nucléaire est devenue « plus réaliste », tout en réaffirmant leurs lignes rouges. En toile de fond, la tension militaire reste vive dans le Golfe, notamment autour du stratégique détroit d’Ormuz.

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À la veille des pourparlers prévus à Genève, le gouvernement iranien se montre prudemment optimiste sur l’évolution du dossier du nucléaire iranien. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a déclaré ce lundi « Au vu des discussions » qui ont eu lieu début février à Oman, « nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste ».

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé être arrivé à Genève avec « de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable » sur le nucléaire iranien, tout en excluant toute « soumission face aux menaces ». Il a notamment rencontré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, pour des discussions techniques approfondies.

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Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne

En parallèle du volet diplomatique, les Gardiens de la Révolution ont lancé des manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz, sous la supervision de leur commandant Mohammad Pakpour. Cette zone stratégique voit transiter près de 20 % du pétrole mondial, ce qui renforce la portée géopolitique de ces exercices.

Côté américain, le président Donald Trump maintient la pression, évoquant des conséquences « traumatisantes » en cas d’échec des négociations, sans exclure un changement de régime. Son secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé l’arrivée à Genève de l’émissaire Steve Witkoff ainsi que de Jared Kushner.

Washington exige non seulement des garanties sur l’enrichissement d’uranium, qui atteignait 60 % avant les frappes de juin 2025, mais aussi des concessions sur les missiles balistiques et le soutien iranien aux groupes armés régionaux. De son côté, Téhéran insiste pour limiter les pourparlers au seul nucléaire iranien et à la levée des sanctions économiques.

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