Afrique du Sud : forte mobilisation pour le leader de l’opposition Julius Malema avant sa condamnation

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Afrique du Sud : forte mobilisation pour le leader de l’opposition Julius Malema avant sa condamnation
Crédit Photo/ Getty Images

Des centaines de partisans de Julius Malema, leader du parti d’opposition Economic Freedom Fighters (EFF), se sont rassemblés en Afrique du Sud ce mercredi. Ce rassemblement survient alors que la justice s’apprête à prononcer sa peine contre l’opposant dans une affaire liée à une violation de la législation sur les armes.

La tension monte en Afrique du Sud. À la veille d’un jugement crucial, Julius Malema, figure emblématique de l’opposition radicale, cristallise autant le soutien populaire que les critiques politiques. Son procès, très médiatisé, ravive les débats sur la liberté d’expression, la justice et les fractures historiques du pays.

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Vêtus de rouge, couleur symbolique de leur mouvement, des centaines de militants ont défilé dans l’ancienne ville d’East London appelée aujourd’hui KuGumpo, pour afficher leur soutien à Julius Maléma, a rapporté le média Africanews. Une importante présence policière encadrait la mobilisation à l’approche des plaidoiries finales et du verdict attendu.

Le leader des Economic Freedom Fighters a été reconnu coupable d’avoir tiré en l’air avec un fusil d’assaut lors d’un rassemblement en 2018. Le parquet réclame une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison, une sanction lourde qui pourrait bouleverser le paysage politique sud-africain.

Julius Malema lors d’un rassemblement se son parti / Getty Images

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À l’origine de cette procédure, le groupe AfriForum, classé à l’extrême droite, accuse Malema de comportements dangereux et de discours incitant à la haine. L’organisation a même porté l’affaire à l’international, attirant l’attention de Donald Trump.

Au cœur de la controverse figure également le slogan « Kill the Boer », utilisé lors de meetings. Bien que jugé non constitutif de discours de haine par les tribunaux sud-africains, ce chant reste explosif dans un pays marqué par l’héritage de l’apartheid, aboli en 1994. Pour ses partisans, Julius Malema est la cible d’un procès politique visant à réduire au silence une voix dissidente.

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