
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a indiqué ce mardi que le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, est probablement « vivant » et « de plus en plus impliqué » dans la direction du pays. Cette évolution intervient alors que les négociations entre Washington et Téhéran peinent à avancer .
Depuis la mort d’Ali Khamenei lors d’une frappe israélienne au début du conflit, son fils Mojtaba Khamenei a pris les rênes de la République islamique. Au départ, les rumeurs le donnaient pour mort ou gravement blessé. Bien qu’il ne soit pas apparu publiquement depuis sa nomination, les autorités américaines affirment qu’il continue d’exercer son influence à travers des communications écrites transmises par des intermédiaires.
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Devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que plusieurs éléments laissent penser que Mojtaba Khamenei est « vivant » et « de plus en plus impliqué » dans la gestion des affaires iraniennes. « Je pense qu’il y a des signes qui montrent qu’il s’implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l’intermédiaire de tiers», a-t-il déclaré.
Mais selon lui, cette implication croissante reste difficile à mesurer en raison du fonctionnement opaque du pouvoir iranien. Sur le plan diplomatique, Washington affirme garder l’espoir d’un accord susceptible de mettre fin à la guerre. Marco Rubio a souligné que l’Iran accepte désormais de discuter de certains aspects de son programme nucléaire, un sujet que Téhéran refusait encore récemment d’aborder.

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Toutefois, Marco Rubio a reconnu qu’aucune garantie n’existe quant à la conclusion d’un compromis acceptable pour les deux parties. Le chef de la diplomatie américaine a également évoqué la possibilité d’un assouplissement du blocus maritime si l’Iran rouvrait le détroit d’Ormuz. Il a néanmoins précisé que toute levée des sanctions économiques resterait conditionnée à un accord sur le nucléaire.
Alors que les combats se poursuivent par épisodes malgré un cessez-le-feu fragile, les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran demeurent dans l’impasse. Washington estime avoir affaibli les capacités militaires iraniennes grâce à l’opération « Epic Fury », mais reconnaît que Téhéran conserve encore un important arsenal de drones.




