Visa américain : jusqu’à 20 000 dollars de caution désormais exigés à 50 pays dont 30 africains

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Visa américain : jusqu'à 20 000 dollars de caution désormais exigés à 50 pays dont 30 africains

Les États-Unis durcissent encore leur politique migratoire. Depuis ce lundi 3 août, les ressortissants de 50 pays dont 30 africains souhaitant obtenir un visa américain de tourisme ou d’affaires peuvent être contraints de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars. 

Les États-Unis ont officialisé cette nouvelle mesure aujourd’hui à travers une règle publiée au Federal Register. Elle concerne les visas B-1 et B-2, destinés aux voyages d’affaires et de tourisme de courte durée. Selon le Département d’État, le programme pilote lancé en août 2025 a donné des résultats jugés satisfaisants, justifiant sa pérennisation. Présentée comme un moyen de lutter contre les dépassements de séjour, cette mesure suscite déjà de vives critiques.

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Les agents consulaires pourront désormais exiger une caution de 10 000, 15 000 ou 20 000 dollars, selon le profil du demandeur du visa américain. Le montant sera fixé en fonction de plusieurs critères, notamment le motif du voyage, la situation professionnelle, les revenus ou encore les liens du candidat avec son pays d’origine. Cette somme sera restituée, sans intérêts, si le titulaire du visa quitte les États-Unis dans les délais prévus.

En revanche, elle sera confisquée en cas de dépassement de séjour ou de violation des conditions du visa américain. La mesure s’applique à 50 pays dans le monde, dont 30 pays africains. Figurent notamment sur cette liste l’Algérie, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal, le Togo, le Nigeria, l’Éthiopie, la Tanzanie, le Zimbabwe ou encore la Zambie.

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Le président américain Donald Trump présentant un décret qu’il a de signé, le 19 septembre 2025. © Mandel Ngan, AFP

Washington explique avoir retenu ces pays en raison de taux élevés de dépassement de séjour, de difficultés de coopération en matière d’identification des voyageurs ou encore de faiblesses dans les procédures de contrôle des documents de voyage. L’administration américaine affirme que ce mécanisme a permis de faire chuter le nombre de dépassements de séjour parmi les nationalités concernées et rappelle que le coût moyen de l’arrestation et de l’expulsion d’un migrant en situation irrégulière atteint environ 18 000 dollars.

Toutefois, les demandes de visa américain en provenance des pays concernés auraient également diminué de 83 % depuis le lancement du programme pilote, un recul qui alimente les critiques de plusieurs organisations de défense des droits humains. Celles-ci dénoncent une barrière financière susceptible de pénaliser des voyageurs en règle et accusent l’administration Trump de poursuivre un durcissement de sa politique migratoire.

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