Hongrie : le président refuse de démissionner, le nouveau Premier ministre menace de le destituer

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Hongrie : le président refuse de démissionner, Péter Magyar menace de le destituer
Péter Magyar s'adresse aux médias à Budapest, en Hongrie, le lundi 13 avril 2026, après avoir battu le parti du Premier ministre Viktor Orban/ Crédit Photo : Denes Erdos, AP

Péter Magyar hausse le ton contre le président hongrois Tamás Sulyok. Après plusieurs appels à son départ, le nouveau Premier ministre menace désormais de lancer une procédure de destitution pour mettre fin à son mandat avant l’échéance prévue en 2029.

Arrivé au pouvoir après la victoire écrasante de son parti Tisza aux élections législatives d’avril 2026, Péter Magyar a promis de tourner la page des seize années de gouvernement de Viktor Orbán. Parmi ses priorités figure l’éviction des responsables nommés sous l’ancien régime, qu’il accuse d’avoir contribué à l’affaiblissement des institutions démocratiques hongroises.

Péter Magyar veut utiliser sa majorité parlementaire contre Tamás Sulyok

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Le président Tamás Sulyok, élu en mars 2024 grâce aux voix du Fidesz de Viktor Orbán, a rejeté les demandes répétées de démission formulées par Péter Magyar. Dans une déclaration solennelle puis sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a affirmé qu’il entendait aller au terme de son mandat et a dénoncé des pressions à caractère politique.

Face à ce refus, Péter Magyar a annoncé son intention d’utiliser la majorité des deux tiers dont dispose son parti au Parlement pour modifier la Constitution et ouvrir la voie à une procédure de destitution. Le Premier ministre estime que le président n’a pas rempli son rôle de garant de l’unité nationale et qu’il demeure trop lié à l’ancien pouvoir.

président hongrois Tamás Sulyok/ Crédit Photo : DENES ERDOS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

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Cette initiative suscite déjà une vive controverse en Hongrie. Le Fidesz dénonce un « ultimatum illégal » et accuse le gouvernement d’abuser de sa majorité parlementaire. Si la réforme aboutit, elle pourrait provoquer une crise institutionnelle majeure et marquer une nouvelle étape dans la vaste transformation politique engagée par Péter Magyar depuis son arrivée au pouvoir.

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