Le président Rodrigo Paz a durci le ton face à la contestation qui secoue le pays depuis plus de cinq semaines. Accusant certains manifestants d’agir pour le compte d’intérêts liés au narcotrafic, il a affirmé ce lundi 8 juin que leurs « jours sont comptés » et promet de rétablir l’ordre.
Confronté à la plus grave crise sociale et économique qu’ait connue la Bolivie depuis plusieurs décennies, le président Rodrigo Paz a franchi un nouveau cap dans son discours. Lors de la promulgation d’une loi autorisant un recours accru à l’armée pour lever les barrages routiers, il a directement visé les groupes qu’il qualifie de « narcoterroristes », les accusant de chercher à déstabiliser la démocratie bolivienne.
Rodrigo Paz durcit le ton après plus d’un mois de blocages
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Les manifestations ont débuté début mai sous l’impulsion de syndicats, de paysans, de mineurs, de transporteurs et d’enseignants dénonçant la flambée du coût de la vie et les difficultés économiques. Malgré l’abrogation d’une loi controversée sur les terres, la contestation s’est progressivement transformée en mouvement exigeant la démission du chef de l’État.
Ces dernières semaines, près d’une centaine de barrages routiers ont paralysé plusieurs régions du pays, provoquant des pénuries de carburant, de médicaments et de produits alimentaires, notamment à La Paz et El Alto. Vendredi dernier, la police et l’armée sont intervenues pour rouvrir un axe stratégique d’approvisionnement de la capitale, tandis que le gouvernement préparait un renforcement de ses moyens d’action.

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Rodrigo Paz accuse régulièrement l’ancien président Evo Morales d’être derrière la mobilisation et de la financer grâce à des fonds issus du narcotrafic, une accusation rejetée par l’ex-dirigeant. Soutenu publiquement par les États-Unis, le président bolivien exclut toute démission et promet de gouverner jusqu’en 2030.
De leur côté, les organisations mobilisées annoncent poursuivre les blocages jusqu’à satisfaction de leurs revendications, notamment sa domination, laissant craindre une nouvelle escalade de la crise.





