Le Burkina Faso renforce le contrôle des départs de ses citoyens pour des études à l’étranger. Un nouveau décret impose désormais une autorisation préalable du ministère de l’Enseignement supérieur avant tout départ, sous peine de voir le diplôme obtenu hors du pays ne pas être reconnu.
Le gouvernement burkinabè a adopté, le 25 juin 2026 en conseil des ministres, un décret obligeant tous les étudiants souhaitant poursuivre des études à l’étranger à obtenir une autorisation préalable des autorités. La mesure s’applique aussi bien aux bénéficiaires de bourses qu’aux étudiants finançant eux-mêmes leur formation, ainsi qu’aux titulaires de bourses accordées par des organisations internationales.
Études à l’étranger : Ouagadougou veut mieux encadrer les parcours universitaires
Burkina Faso : le gouvernement suspend les importations de riz pour soutenir la production locale
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, cette réforme vise à s’assurer que les études à l’étranger choisies par les étudiants correspondent aux priorités nationales. Le gouvernement souhaite également éviter que certains jeunes se retrouvent en difficulté à l’étranger et mieux préparer leur retour afin de favoriser leur insertion professionnelle et leur contribution au développement du Burkina Faso.
« Beaucoup d’étudiants sortent du pays et deviennent des cas sociaux à l’étranger », quand d’autres « amorcent des études qui ne sont pas en phase avec la vision du gouvernement », a-t-il expliqué. Les autorités ont également averti que tout étudiant qui quitterait le pays sans cette autorisation préalable s’exposerait à une non-reconnaissance de son diplôme au Burkina Faso.

Lire aussi : Burkina Faso : 4,5 milliards FCFA pour une usine de transformation du piment à Banfora
Le décret s’inscrit dans la révision du dispositif des bourses de l’enseignement supérieur, avec une réforme des critères d’attribution et un suivi renforcé des formations suivies hors du pays. Cette nouvelle réglementation intervient dans un contexte où le pouvoir multiplie les mesures visant à encadrer le système éducatif.
Après l’instauration d’une immersion patriotique obligatoire pour les nouveaux bacheliers en 2025, le contrôle des études à l’étranger marque une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement d’aligner la formation des étudiants sur ses orientations politiques et ses priorités de développement.





