Ultimatum du 30 juin : en Afrique du Sud, Ramaphosa avertit qu’il ne tolérera aucune tentative de déstabiliser le pays

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Violences xénophobes : en Afrique du Sud, Ramaphosa avertit qu'il ne tolérera aucune tentative de déstabiliser le pays
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa

L’Afrique du Sud se prépare à une journée sous haute tension le 30 juin dans un contexte de recrudescence des violences xénophobes. Face aux risques de débordements lors de manifestations contre l’immigration illégales prévues à cette date, le président Cyril Ramaphosa a averti qu’aucune tentative de déstabilisation du pays ne serait tolérée.

À quelques jours des manifestations nationales annoncées par des groupes anti-migrants, le président sud-africain a averti qu’aucune tentative de déstabilisation ne serait tolérée. Les autorités ont renforcé le dispositif sécuritaire alors que les appels au départ des étrangers en situation irrégulière alimentent les inquiétudes d’une nouvelle flambée des violences xénophobes.

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Devant la chambre haute du Parlement, Cyril Ramaphosa a affirmé que les forces de sécurité étaient prêtes à intervenir contre toute personne enfreignant la loi. « Nous ne tolérerons aucune tentative visant à déstabiliser le pays, quelle qu’en soit l’origine, qu’il s’agisse de manifestations ou d’autres moyens », a déclaré Ramaphosa.

« Nos forces de sécurité sont prêtes et ceux qui enfreindront les mesures que nous mettons en place subiront sans aucun doute toute la rigueur de la loi », a-t-il ajouté. La police sera déployée à travers le pays afin de garantir le bon déroulement de la journée du 30 juin, tandis que le gouvernement multiplie les initiatives pour préserver le calme, notamment auprès de la maison royale zouloue.

Des manifestants participent à une marche de protestation contre les migrants sans papiers à Springs, le 8 juin 2026 en Afrique du Sud/ Crédit Photo : EMMANUEL CROSET / AFP/Archives

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Les violences xénophobes ont déjà fait plusieurs victimes ces dernières semaines et poussé des milliers de ressortissants étrangers à quitter l’Afrique du Sud. Des pays comme le Mozambique, le Ghana ou encore le Nigeria ont organisé le rapatriement de leurs citoyens, tandis que des organisations humanitaires alertent sur une crise qui s’aggrave.

L’Afrique du Sud est confrontée à des violences xénophobes récurrentes depuis près de vingt ans. Les émeutes de 2008 avaient fait 62 morts, avant de nouveaux épisodes meurtriers en 2015, 2019 et aujourd’hui. Dans un contexte de chômage élevé et à l’approche des élections municipales, les autorités redoutent que les tensions autour de l’immigration ne dégénèrent une nouvelle fois le 30 juin.

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