Arrêter les importations de riz pour relancer la filière rizicole
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Concrètement, les autorités ont décidé de suspendre la délivrance des Autorisations spéciales d’importation (ASI). Toutefois, les opérateurs disposant déjà d’autorisations valides bénéficient d’un délai de deux mois pour finaliser leurs opérations en cours. Passé ce délai, toute infraction à la réglementation en vigueur exposera les contrevenants à des sanctions.
La décision de suspension des importations de riz s’inscrit dans une dynamique régionale en Afrique de l’Ouest, où plusieurs États adoptent des politiques similaires pour renforcer leur souveraineté alimentaire. Face à une dépendance accrue au riz importé, notamment en provenance d’Asie, les gouvernements cherchent à valoriser les productions locales et à stabiliser les marchés internes.
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Au Burkina Faso, bien que le riz soit la quatrième céréale produite après le sorgho, le mil et le maïs, sa consommation connaît une croissance rapide. Selon des données récentes, la demande a fortement augmenté ces dernières années, accentuant le recours aux importations de riz qui pourraient atteindre près de 900 000 tonnes en 2025/2026.
En limitant les importations de riz, les autorités espèrent non seulement écouler les stocks locaux, mais aussi encourager les investissements dans la filière rizicole nationale. Cette stratégie repose également sur l’engagement des acteurs économiques et des services de contrôle, appelés à faire preuve de responsabilité et de patriotisme économique pour assurer l’efficacité de la mesure.