Rencontre entre les responsables américains et de l'AES/ Crédit Photo : Département d’État
Washington poursuit son rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES). En recevant le 1er juillet les ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger, de hauts responsables américains ont réaffirmé leur engagement à développer une coopération fondée sur le respect de la souveraineté des États.
Après plusieurs années de relations tendues, notamment marquées par le retrait des forces américaines du Niger, Washington multiplie les signaux d’ouverture envers l’Alliance des États du Sahel (AES). Après la tournée effectuée en février dernier par l’émissaire américain pour l’Afrique, Nick Checker, dans les trois pays de l’Alliance, les ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont à leur tour été reçus à Washington pour des discussions.
Coopération avec l’AES : Washington mise sur le respect de la souveraineté
Le secrétaire d’État adjoint du Département américain Christopher Landau et le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, Troy Fitrell, ont reçu les ambassadeurs du Burkina Faso, Kassoum Coulibaly, du Mali, Sékou Berthe, et l’ambassadrice du Niger, Clémence Béré, selon une publication du Bureau des affaires africaines du Département d’État sur sa page Facebook.
Le Département d’État a précisé que les États-Unis demeuraient engagés à travailler avec les membres de l’AES « dans le respect de la souveraineté de ses États membres et dans la promotion d’intérêts mutuels ». Cette rencontre intervient alors que les trois pays de l’Alliance des États du Sahel poursuivent une redéfinition de leurs partenariats internationaux depuis la création de leur confédération.
Les 3 présidents de l’AES. Crédit Photo : Agence Nigérienne de Presse
Si Washington n’a donné aucun détail sur les sujets abordés, ni sur d’éventuels projets dans les domaines sécuritaire, économique ou humanitaire, cette initiative est largement perçue comme un geste d’apaisement envers les autorités sahéliennes.
Cette nouvelle rencontre témoigne de l’évolution des discussions pour un rétablissement de bonnes relations. Après une période de fortes tensions avec plusieurs partenaires occidentaux, cette reprise du dialogue pourrait ouvrir la voie à une relation davantage fondée sur le pragmatisme, la souveraineté des États et des intérêts partagés.