La justice népalaise a condamné, ce mardi 14 juillet, deux anciens ministres à des peines de prison pour leur implication dans une vaste escroquerie. Ils sont accusés d’avoir soutiré de l’argent à des centaines de citoyens en leur promettant une réinstallation à l’étranger sous un faux statut de réfugié.
Un responsable du tribunal de district de Katmandou a annoncé ce mercredi, que l’ancien vice-Premier ministre Top Bahadur Rayamajhi, l’ancien ministre de l’Intérieur Bal Krishna Khand ainsi que quatorze autres personnes ont été condamnés. Ils ont écopé des peines de prison pour leur rôle dans le scandale des faux réfugiés, qui a profondément secoué la classe politique népalaise.
Une vaste escroquerie qui a secoué le Népal
L’affaire trouve son origine dans l’histoire des Lhotsampas, des Bhoutanais d’origine népalaise contraints de fuir leur pays au début des années 1990 après des mesures restreignant leurs droits civiques. Accueillis dans des camps au Népal, ces réfugiés ont bénéficié d’un programme international de réinstallation entre 2007 et 2018, leur permettant de s’installer notamment aux États-Unis, en Europe et en Australie.
Selon les enquêteurs, le réseau d’escroquerie a vu le jour après la fin de ce programme. Les anciens responsables auraient exploité cet ancien dispositif en promettant à des citoyens népalais de les faire passer pour des réfugiés bhoutanais afin de faciliter leur départ vers des pays tiers, en échange d’importantes sommes d’argent. Leur culpabilité a été reconnu dans un verdict rendu la semaine dernière.

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Top Bahadur Rayamajhi a été condamné à quatre ans de prison pour fraude, atteinte aux intérêts de l’État et crime organisé et une amende de 40.000 roupies népalaises (environ 228 euros). Quant à Bal Krishna Khand, il a écopé de deux ans de prison assortis d’une amende de 20.000 roupies (près de 114 euros) pour complicité. Quatorze autres personnes ont également été reconnues coupables dans cette affaire.
D’après les médias locaux, plusieurs centaines de victimes auraient été victime de cette escroquerie sans jamais bénéficier des démarches promises. Le scandale des faux réfugiés est considéré comme l’une des plus importantes affaires politico-judiciaires de ces dernières années au Népal.





