Cameroun : après un meurtre, le gouvernement annonce la fermeture de 1 400 églises de réveil

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Cameroun : 1 400 églises de réveil menacées de fermeture après un meurtre
Vue sur Yaoundé, la capitale du Cameroun/ Crédit Photo: AP - Welba Yamo Pascal

Le gouvernement camerounais durcit le ton contre les églises de réveil. Après le meurtre d’une fillette de 11 ans à Yaoundé, les autorités annoncent la fermeture prochaine de pas moins de 1 400 de ces lieux de culte, jugés en situation irrégulière.

Le Cameroun lance une vaste opération de contrôle des églises de réveil. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé la fermeture prochaine de 1 400 lieux de culte identifiés comme exerçant sans autorisation. Cette décision intervient quelques jours après un drame qui a profondément choqué le pays.

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À l’origine de cette décision se trouve le meurtre d’une fillette de 11 ans, survenu dans la nuit du 27 au 28 juin à Yaoundé. Selon les autorités, la principale suspecte, actuellement en détention, a déclaré avoir agi sous l’influence d’un responsable de son église, qui lui aurait fait croire qu’un sacrifice humain pouvait résoudre ses difficultés financières. D’après le médecin légiste, la victime a reçu 17 coups de couteau.

Reçus par le ministre de l’Administration territoriale le 8 juillet, les responsables de l’Église « Vie et Paix au Cameroun » ont été rappelés à leurs obligations. Paul Atanga Nji a dénoncé la prolifération anarchique des églises de réveil, rendue possible, selon lui, par une longue période de « tolérance administrative ». Il a annoncé que les structures exerçant illégalement seront désormais fermées.

Le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji

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« La foi ne peut plus s’affranchir de la loi », a insisté le ministre, affirmant que l’État entend mieux encadrer les activités religieuses. Les enquêtes se poursuivent toutefois pour établir les responsabilités dans cette affaire, tandis que les autorités précisent que la mesure vise les lieux de culte ne respectant pas la réglementation en vigueur.

Depuis plusieurs décennies, les églises de réveil connaissent une forte expansion au Cameroun et dans de nombreux pays africains. Cette décision pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations entre l’État et ces mouvements religieux, dont l’influence ne cesse de grandir.

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