Quatorze pèlerins ont perdu la vie dans un glissement de terrain survenu lundi dans un monastère orthodoxe en Ethiopie, a affirmé mardi à l’AFP le responsable du diocèse. Provoquée par de violentes pluies, la catastrophe rappelle la vulnérabilité de l’Éthiopie aux phénomènes climatiques extrêmes durant la saison des pluies.
Le drame s’est produit lundi matin dans la localité de Sela Dingay dans la région de l’Amhara, à environ 200 kilomètres au nord-est d’Addis-Abeba. Après une nuit marquée par de fortes précipitations, des éclairs et du tonnerre, une importante coulée de boue mêlée à des rochers s’est détachée d’une colline avant d’ensevelir une partie du monastère orthodoxe Tsadkane Mariam, où plusieurs pèlerins étaient réunis pour prier.
Éthiopie : les fortes pluies à l’origine du drame des pèlerins
Selon les autorités religieuses locales, 14 pèlerins ont été tués sur le coup, tandis que cinq autres personnes ont été blessées, dont trois grièvement. Le responsable du diocèse, Megabe Hadis Neka Tibeb Ababu, a indiqué que le bilan était désormais définitif.
Les autorités locales avaient dans un premier temps évoqué un « séisme et un glissement de terrain soudain », avant que les précisions apportées par le diocèse ne confirment que les pluies diluviennes étaient à l’origine de la catastrophe. Ce nouveau drame survient en pleine longue saison des pluies, qui s’étend de juin à septembre dans une grande partie de l’Éthiopie.
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Chaque année, cette période s’accompagne d’inondations et de glissements de terrain, particulièrement dans les régions montagneuses où vivent une grande partie des quelque 130 millions d’habitants du pays. Les catastrophes climatiques se multiplient ces dernières années en Éthiopie. En juillet 2024, un glissement de terrain avait fait au moins 257 morts dans le sud du pays.
Plus récemment, en mars 2026, des inondations et de nouveaux glissements de terrain avaient coûté la vie à 80 personnes dans cette même région. Face à la recrudescence de ces événements extrêmes, les autorités multiplient les appels à la vigilance, notamment dans les zones les plus exposées aux risques d’éboulements et de crues.





